RD Congo : accusés à tort de propager Ebola, les médecins font face à la méfiance de la population

Le personnel engagé dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola rencontre de la résistance au sein de la population. Des habitants, sceptiques face à l’existence de l’épidémie, n’hésitent pas à agresser le personnel ou à mettre le feu à des centres d’isolement. Une situation qui complique la riposte.


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Par Fred Kikole


Temps de lecture: 3 min




Envoyé spécial à Mongbwalu (RD Congo)

Le dimanche 24 mai dernier, plus d’une centaine de manifestants ont pris d’assaut l’hôpital général de Mongbwalu, où se trouve l’épicentre de l’épidémie. « Ils lançaient des projectiles sur le personnel médical », déclare Richard Lokudi, médecin directeur de l’hôpital. L’armée et la police sont intervenues et ont tiré des coups de sommation pour disperser la foule. Refusant de croire à l’existence de l’épidémie d’Ebola, les manifestants réclamaient le corps d’un leader religieux décédé de la maladie. La veille de l’incident, une tente d’isolement avait déjà été incendiée dans le même hôpital. Bilan : 18 personnes suspectées d’être contaminées s’étaient évadées.



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