Recettes dans le secteur extractif : 978 milliards de F CFA en 2024 contre 640 milliards en 2023

Au Mali, le secteur extractif a généré en 2024, 978 milliards de francs CFA de recettes, contre 640 milliards de francs CFA en 2023. Cette révélation a été faite   le vendredi 17 avril dernier lors de la remise du Rapport 2024 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives au Mali (ITIE Mali) au ministre Pr. Amadou Keïta, premier responsable du département des Mines.

Tel que mentionné, le secteur extractif du pays a contribué à hauteur de 41 % des recettes budgétaires de l’État, 10% du Produit intérieur brut (PIB) et 79% des exportations, tout en ne représentant que 1,6 % des emplois, dont environ 6% occupés par des femmes. Ainsi, sur les 978 milliards de FCFA de recettes générées, 954 milliards de F CFA, soit 98% ont été affectés au budget national, environ 10 milliards de francs CFA ont été affectés aux Collectivités territoriales et des parts moindres à d’autres institutions, notamment l’UEMOA, la Chambre des mines. Les contributions sociales des sociétés minières ont, quant à elles, atteint 2,8 milliards de FCFA, représentant moins de 1% des recettes budgétaires issues du secteur.

Quand les productions aurifères priment sur les autres

En matière de production, l’or demeure largement dominant avec 54,88 tonnes produites pour une valeur estimée à 1,632 milliard de FCFA, soit près de 95% de la production minérale totale évaluée à 1,719 milliard de FCFA. Suivant les mêmes données provenant du rapport, l’Afrique du Sud a été le principal destinataire des exportations extractives du Mali en 2024, ce, avec 79% des volumes, suivi de l’Australie (14%) et de la Suisse (4%). À la date du 31 décembre 2024, le Mali comptait au total 705 titres miniers actifs, dont 74 % dédiés à la recherche, ainsi que deux (2) titres pétroliers et treize (13) projets miniers qui étaient en phase de recherche avancée.

Présent sur la scène, le Secrétaire permanent de l’ITIE Mali, M. Boureima Cissé a souligné que ce rapport intègre les innovations de la norme ITIE 2023, notamment en matière de la lutte contre la corruption, de la transition énergétique et de la transparence environnementale. Ce rapport, a-t-il dit, introduit également des innovations, notamment la prise en compte des sous-produits, avec 879 kg d’argent issus du raffinage de l’or pour une valeur estimée à 537 millions de francs CFA, soit 1,6% de la production aurifère. Ces mêmes données font état de la production de 77.000 tonnes de fer en 2024, sur lesquelles 106 tonnes ont été exportées, principalement vers la Chine et les États-Unis. Parmi les 705 titres miniers recensés en 2024 dans le cadre de la structuration du secteur figuraient   525 permis de recherche, soit 74%. Les permis d’exploitation se répartissent entre 24 grandes mines et 71 petites mines. Courant cette période, le secteur des carrières comptait 10 titres actifs.  Ainsi, la part des petites mines s’élevait à 271 kg d’or, soit 0,5 % de la production totale.

Le satisfécit du ministre

À cette occasion, le ministre   Amadou Keïta a salué la régularité de la production du rapport (ITIE-Mali), qualifiant cet exercice majeur de transparence et de redevabilité dans la gouvernance du secteur. Il s’est également engagé à remettre officiellement ledit rapport au Général de Division Abdoulaye Maïga, président du Comité de supervision, rassurant que les travaux préparatoires du rapport 2025 sont déjà engagés avec l’ambition d’améliorer davantage la qualité des données et des analyses du secteur extractif malien.

Mamadou Diarra

Source : Le PAYS


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