Rock Feliho et le HBC Nantes fondent une académie de handball au Bénin pour former de jeunes talents

Figure emblématique du handball français et capitaine historique du HBC Nantes pendant onze saisons, Rock Feliho poursuit aujourd’hui son engagement à côté des terrains. Retraité depuis 2021, l’ancien international réussit sa nouvelle mission : développer le rayonnement du club nantais tout en transmettant aux jeunes ce que le handball lui a apporté tout au long de sa carrière.

Il n’y a pas que sur le terrain que le H brille. En coulisses aussi, les équipes œuvrent pour renforcer l’attractivité du club à l’international, notamment à travers la création d’une académie de handball à Cotonou, au Bénin. Un projet porté par le HBC Nantes et Rock Feliho, le capitaine emblématique, originaire du Bénin.

Originaire de Chalon-sur-Saône, Rock découvre le handball presque par hasard, à l’école.

« À la base, je faisais du foot comme pas mal de copains et quand j’ai découvert le hand par l’école, j’ai bien aimé. » Très vite, le jeune joueur comprend qu’il veut aller plus loin. Après un passage par le pôle espoir de Dijon, il rejoint Sélestat, où il signe son premier contrat professionnel à seulement 18 ans. Mais déjà, une conviction guide son parcours : le sport de haut niveau doit s’accompagner d’études. « On était toujours automatiquement dans un double projet. Même quand j’étais à Sélestat Pro, je faisais un DUT techniques de commercialisation.« 

Après une expérience marquante en Allemagne, Rock Feliho rejoint le HBC Nantes en 2010. À l’époque, le club est en pleine ascension sous l’impulsion de Thierry Anti. Le tournant de sa carrière intervient lorsqu’il accepte de changer de poste pour devenir un spécialiste défensif. « Thierry avait une autre ambition pour moi. Il voulait que je sois le défenseur du HBC Nantes.« 

Rock Feliho lors d’un match au HBC Nantes

© HBC Nantes

Un choix payant. Le Nantais devient rapidement l’un des meilleurs défenseurs du championnat de France, remportant à quatre reprises le titre de meilleur défenseur de Lidl Starligue.

On a commencé à gagner beaucoup de matchs. Le club a commencé à grandir. Pour moi, il n’y a pas mieux que le HBC Nantes.

Contrairement à de nombreux sportifs de haut niveau confrontés à une transition difficile après leur carrière, Rock Feliho n’a pas souffert de la vie après-handball. Pendant sa dernière saison, il reprend des études à l’EM Lyon et obtient un master de management général.

Si tu as un poste, on ne te le donne pas juste parce que tu as un nom. Il faut être bon.

Depuis sa retraite sportive, l’ancien capitaine occupe le poste de directeur développement et marketing du HBC Nantes. Une fonction stratégique dans un club dont près de 80 % du budget provient du secteur privé.

Aujourd’hui, il pilote le développement commercial du club tout en conservant un rôle d’ambassadeur.

Rock Feliho et Gaël Pelletier, le président du HBC Nantes

© HBC Nantes

Le projet d’académie au Bénin est né d’une volonté de Rock Feliho de « rendre » ce que le handball lui a apporté. Originaire du Bénin, l’ancien joueur menait déjà plusieurs actions solidaires sur place, notamment via des dons de matériel sportif. Le projet prend une autre ampleur lorsque le président du HBC Nantes, Gaël Pelletier, décide de s’impliquer.

Le club échange alors avec les autorités béninoises, notamment Sidikou Karimou, président de la Fédération béninoise de handball, afin de structurer une véritable académie, basée sur un double projet scolaire et sportif. Ce n’est pas de promettre une carrière professionnelle à tous les jeunes joueurs.

Depuis plusieurs mois, un entraîneur missionné par le H est installé à Cotonou pour structurer les entraînements et accompagner les jeunes joueurs béninois. Le projet inclut également des échanges avec Nantes. Les jeunes de la sélection béninoise U16 ont déjà participé au tournoi international du HBC Nantes.

Création d’une académie de handball au Bénin

© HBC Nantes

Au Bénin, où le football domine largement, il veut montrer aux jeunes qu’il existe d’autres perspectives.

C’est aussi de leur montrer, de leur donner d’autres possibilités que de se dire : on veut devenir footballeur professionnel.

Et peut-être, un jour, voir émerger un nouveau talent béninois prêt à suivre les traces de Rock Feliho.

►Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux et sur france.tv


Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.