Saint-Laurent du Maroni accueille la sélection guyanaise pour son avant-dernier stage avant la Ligue des Nations

Quatrième rendez-vous d’un cycle entamé en janvier

Les Yana Dòkò posent leurs valises dans l’Ouest. Depuis le vendredi 1er mai, vingt-trois joueurs de la sélection de Guyane sont réunis à Saint-Laurent du Maroni pour un stage de trois jours. Le rassemblement se tient au stade Oriane Jean-François, mis à disposition par la municipalité.

Ce stage est le quatrième d’un cycle de cinq, lancé en janvier 2026. Une dernière session est programmée du 4 au 7 juin, avec un match international au calendrier le 6 juin. L’adversaire n’est pas encore officiellement connu.

Le travail se concentre désormais sur les automatismes du groupe. « On arrive sur la fin, c’est de peaufiner les détails de jeu, de peaufiner les détails du projet de jeu », explique Stéphane D’urbano, qui dirige les opérations sportives. Depuis le début de saison, 33 à 34 joueurs ont été observés.

Six absents pour cause de Coupe VYV

L’effectif a été partiellement remanié pour ce stage. Six joueurs de l’Étoile de Matoury, mobilisés avec leur club pour la Coupe VYV après leur match contre Robinhood, ne sont pas là. Deux autres sont blessés.

Ces absences ont ouvert des places à de nouveaux profils. Quatre nouveaux joueurs intègrent le groupe, dont deux évoluant en R2 et un jeune de 17 ans. Le retour d’Huges Rosimé, après plusieurs saisons d’absence, apporte de l’expérience. « L’apport de ces anciens avec les très jeunes, c’est aussi très intéressant », souligne le technicien.

Le groupe rassemble deux gardiens et vingt et un joueurs de champ.

Un projet de jeu offensif à finaliser

Sur le terrain, l’orientation est assumée. Le projet sportif est « basé sur le jeu offensif et sur les prises d’initiatives ». Le dernier match de préparation, contre Robinhood, est resté sans but malgré des séquences jugées encourageantes. Les séances du week-end intègrent des retours vidéo pour transformer ces intentions en efficacité.

Trois entraînements ouverts au public

Le stage est largement ouvert aux supporters. Trois séances sont accessibles au public : vendredi de 17h à 19h, samedi de 8h30 à 10h et dimanche de 9h à 10h30. Une opposition interne est également programmée samedi à 17h.

Samedi à 16h, une séance vidéo est destinée aux éducateurs de l’Ouest guyanais. Stéphane D’urbano, formateur à la Fédération française de football depuis plus de vingt ans, en fait une affaire de partage. « L’idée, c’est uniquement du partage, c’est pas de donner des leçons. C’est montrer comment on travaille. »

Une dimension culturelle revendiquée

Au programme également : une visite du marché de Saint-Laurent samedi matin et une visite du bagne dimanche en fin de matinée. Une démarche que le sélectionneur revendique comme personnelle, et non comme une commande de la Ligue.

« « J’ai envie que les Guyanais découvrent aussi certaines cultures. Le bagne à Saint-Laurent, c’est quelque chose d’important. Il y a beaucoup de joueurs qui n’y sont jamais allés. » »

Stéphane D’urbano entraineur des Yana Doko

Le principe a déjà été appliqué lors des stages précédents. À Apatou, les joueurs avaient rencontré des chefs coutumiers. La rotation des sites – Cayenne, Matoury, Apatou puis Saint-Laurent participe de la même logique de territorialisation.

Prochaine étape : le rassemblement de juin, avec à la clé le premier match international de la sélection depuis le début du cycle.

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