Sécheresse en Guadeloupe : face à des éleveurs à bout de souffle, l’Etat veut évaluer l’ampleur des pertes
Sur les exploitations d’élevage, les effets de la sécheresse sont désormais visibles. Les prairies ne suffisent plus à nourrir les animaux, obligeant les éleveurs à acheter davantage de fourrage, d’aliments ou encore à s’approvisionner en eau. Des dépenses supplémentaires qui viennent alourdir des charges déjà importantes.
Pour beaucoup, il faut également revoir l’organisation quotidienne afin d’éviter que les animaux ne quittent des pâturages devenus trop pauvres en herbe. Une adaptation permanente qui pèse sur les exploitants, confrontés à un épisode de sécheresse qui s’installe depuis plusieurs mois.
Une mission de terrain pour préparer d’éventuelles aides
Mandatée par le préfet, la mission conduite par la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Daaf) s’est rendue sur plusieurs exploitations afin d’établir un état des lieux précis. Les agents évaluent les pertes sur les prairies, les surcoûts supportés par les éleveurs ainsi que les éventuelles conséquences sur le cheptel.
Les représentants de la filière bovine et de la Chambre d’agriculture, associés à cette démarche, estiment que ce travail est indispensable pour objectiver les difficultés rencontrées sur le terrain. Le rapport qui sera remis à la ministre des Outre-mer devra permettre de déterminer si les conditions sont réunies pour reconnaître la calamité agricole dans les secteurs les plus touchés et ouvrir la voie à un accompagnement des exploitants.
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