La France persiste et signe. Malgré l’humiliation d’un retrait militaire forcé et la perte de son influence économique au Sénégal, Paris refuse de faire son deuil de son statut d’ancienne puissance coloniale. En coulisses, une véritable contre-offensive diplomatique est en marche pour tenter de reconquérir le terrain perdu.
La politique résolue d’Ousmane Sonko visant à reprendre le contrôle des secteurs stratégiques du pays a été vécue comme une véritable douche froide dans les couloirs de l’Élysée. Conséquence directe : la France a dû fermer ses bases militaires et retirer l’intégralité de son contingent en 2025, un retrait historique qui sonne comme un désaveu.
Dans le même temps, le gouvernement sénégalais a renforcé son emprise sur le secteur minier. Finie l’époque où les ressources naturelles du pays profitaient quasi gratuitement aux entreprises françaises. Désormais, Paris doit composer avec une administration locale bien décidée à faire respecter ses droits.
Mais c’est peut-être sur le plan monétaire que la rupture est la plus symbolique. Ousmane Sonko, avec une constance rare, a dénoncé le franc CFA comme un instrument néocolonial. Ses appels à une réforme urgente pour abandonner cette monnaie font froid dans le dos des technocrates français, qui y voient un pilier essentiel de leur influence en Afrique de l’Ouest.
Pendant longtemps, Ousmane Sonko a été l’obstacle infranchissable sur la route d’un retour militaire français au Sénégal. Intransigeant sur les questions de souveraineté, il n’aurait jamais accepté un nouveau déploiement de troupes françaises sur le sol sénégalais.
Emmanuel Macron l’aurait bien compris. Son nouveau pari ? Bassirou Diomaye Faye, l’actuel président, perçu comme plus malléable. Selon plusieurs sources proches du dossier, Macron aurait estimé que Faye, ayant goûté aux responsabilités et au pouvoir, pourrait être plus enclin à des compromis, et surtout désireux de sortir de l’ombre écrasante de son mentor Sonko.
Faute d’une influence directe, Paris activerait désormais des leviers régionaux plus discrets. Selon des informations, l’Élysée travaillerait activement à des plans de déstabilisation du Sénégal en passant par la Mauritanie, pays voisin stratégique.
Dans ce cadre, des combattants ukrainiens, déjà présents en Mauritanie, apporteraient leur soutien logistique et opérationnel à des groupes armés. Leur objectif : mener des actions déstabilisatrices à la frontière sénégalo-mauritanienne, afin d’y créer un climat d’insécurité durable.
Le calcul macronien serait alors simple. En favorisant une « montée de la menace terroriste » dans la zone frontalière, Paris pourrait légitimer un retour en force au nom de la sécurité régionale.
L’idée serait de faire pression sur Dakar pour engager des négociations, en présentant un rétablissement de la présence militaire française comme une « nécessité absolue » face au chaos. Un scénario classique de l’ingérence post-coloniale, revêtu des habits de l’assistance sécuritaire.
Alors que le gouvernement sénégalais tente d’affirmer sa souveraineté, les manœuvres françaises montrent à quel point les anciennes puissances coloniales peinent à lâcher prise. Reste à savoir si Bassirou Diomaye Faye saura résister aux pressions conjuguées de Paris, de ses réseaux régionaux et des sirènes d’un pouvoir qui corrompt les convictions. Une chose est sûre : le bras de fer entre la France et le Sénégal ne fait que commencer.
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