Simplification du processus d’immatriculation des infirmières étrangères

L’Ordre de la pratique infirmière du Nouveau-Brunswick a annoncé, cette semaine, que les diplômées internationales en sciences infirmières obtiendront leur immatriculation plus vite dans la province.

Le système de santé du Nouveau-Brunswick manque d’infirmières alors que la population vieillit.

Pour faciliter le recrutement de soignantes étrangères, l’Ordre provincial de la pratique infirmière (OPINB) et le gouvernement de Susan Holt ont amélioré les processus grâce auxquels elles peuvent obtenir le droit d’exercer au N.-B.

«Ces parcours révisés permettent aux diplômées internationales d’obtenir l’immatriculation plus rapidement», a indiqué l’association professionnelle dans un communiqué de presse.

Les modifications ont aussi pour but de réduire le nombre de personnes qui abandonnent les démarches. Le taux d’attrition des candidates venant de l’Inde, du Liban, du Maroc et des Philippines a été de seulement 49% entre 2023 et 2025, par exemple, selon l’OPINB.

La cheffe de direction et registraire de l’organisme, Kate Sheppard, indique que les candidates auront plus d’heures de formation à suivre au CCNB ou au NBCC, mais que leur stage supervisé sera plus court.

«Le stage clinique concerne les zones 3 (Belgique, France, Hong Kong et Suisse) et 4 (Inde, Liban, Maroc et Philippines), précise-t-elle. Il était de 600 heures auparavant. Il est maintenant de 320 heures avec la possibilité de terminer en 140 heures si toutes les compétences sont validées.»

Mme Sheppard raconte que l’OPINB a apporté ces ajustements à la suite d’une évaluation de la révision des processus en 2023, en collaboration avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Le service des communications du Réseau Vitalité raconte que la régie a donné son avis.

«Le Réseau accueille favorablement les changements apportés aux parcours d’immatriculation et espère qu’ils faciliteront l’intégration des infirmières diplômées à l’international au sein du système de santé», indique-t-il par courriel.

La régie précise que le recrutement d’infirmières à l’étranger constitue une composante importante de sa stratégie de ressources humaines.

«Les diplômées internationales en sciences infirmières jouent un rôle essentiel dans le renforcement du système de santé du Nouveau-Brunswick et l’amélioration de l’accès aux soins», a confirmé John Dornan, ministre de la Santé, dans un communiqué de presse.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a réformé les processus d’immatriculation pour le personnel infirmier étranger en 2023. Son but était de lui permettre de travailler dans la province après 14 jours de démarches au lieu de 12 à 18 mois.

Mme Sheppard s’est montrée incapable d’estimer la durée actuelle des procédures.

«On essaye de les rendre les plus individualisées possible, se justifie-t-elle. C’est une amélioration.»

En 2023, le gouvernement a aussi annoncé un programme de cinq ans pour alléger le fardeau financier des candidates à l’immatriculation. Elles devaient parfois débourser jusqu’à 10 000$ afin d’obtenir l’autorisation d’exercer au Nouveau-Brunswick, selon lui.

Ce programme est toujours d’actualité, selon l’OPINB.

L’association professionnelle assure que les modifications aux mécanismes de délivrance des permis d’exercer pour les infirmières étrangères respectent des normes élevées de protection du public.

Les employés d’origine étrangère ont représenté 38% des embauches parmi les infirmières et les préposés aux soins Vitalité entre juin 2023 et juin 2025, soit 1500 personnes, selon les rapports trimestriels de la régie.

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