À moins de cinq mois des premières élections prévues depuis l’indépendance du Soudan du Sud, les Nations Unies dressent un constat alarmant : la violence s’intensifie, la transition politique s’enlise et les conditions d’un scrutin crédible sont loin d’être réunies.
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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten
Ce sont des conseils qui reviennent régulièrement, mais qui, faute d’être mis en œuvre, pourraient faire dérailler l’accord de paix revitalisé, pense la Commission mixte reconstituée de suivi et d’évaluation, ainsi que la principale association représentant les femmes et les filles au Soudan du Sud. Ils aimeraient tout d’abord que la protection des civils soit consolidée dans le mandat de la force de la Minus, notamment pour les femmes et les filles qui sont confrontées à des risques de violences sexuelles et aux conflits.
Deuxièmement, il faut créer sans plus attendre le tribunal hybride pour le Soudan du Sud avec la Commission pour la vérité, la réconciliation et la guérison, comme prévu par l’accord de paix.
Plus de femmes représentées
Troisièmement, il faut que plus de femmes puissent se présenter aux élections ou s’impliquer dans les processus constitutionnels, celui de justice, de transition et de décisions politiques. L’idéal serait que la représentation des femmes dépasse enfin le seuil minimum de 35 %.
Quatrièmement, le Conseil doit user de son influence pour nourrir un consensus politique plus large entre tous les acteurs politiques et civiques pour permettre la tenue d’élections crédibles et inclusives en décembre prochain. Il lui a même été demandé d’envoyer une mission de confiance à Juba pour discuter avec toutes les parties prenantes.
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