Tempête au nord du Chili : morts, dégâts et état de catastrophe

Les intempéries qui ont touché le nord du Chili depuis mi-juillet 2026 laissent place à une accalmie progressive. Sur les dix prochains jours, les conditions météorologiques devraient rester plus calmes, mais la région fait toujours face aux conséquences lourdes des précipitations extrêmes.

Des pluies records frappent les régions de Coquimbo et d’Atacama

Les régions de Coquimbo et d’Atacama, situées au nord du Chili, subissent depuis le 15 juillet 2026 une tempête exceptionnelle. L’épisode atteint son paroxysme le 19 juillet avec l’équivalent d’un mois de pluie tombé en une seule heure, un phénomène qualifié « d’anormal et d’extrême » par les autorités chiliennes.

Dans ces zones habituellement arides, ces précipitations d’une ampleur rare ont engendré des inondations massives, des coulées de boue et la crue soudaine des rivières. Le bilan humain est lourd : au moins cinq morts, quatre disparus et plus de 1 100 habitations détruites ou gravement endommagées.

Des vents violents et des côtes sous haute surveillance

Au-delà des pluies, la tempête s’accompagne de rafales dépassant 100 km/h et de fortes houles qui perturbent la façade maritime. Sur la semaine du 13 au 19 juillet, des dizaines de ports restreignent leurs activités afin de limiter les risques liés à la mer agitée.

Une situation d’urgence pour la population : isolements, coupures et dégâts

L’état de catastrophe est déclaré par le président chilien le 20 juillet face à l’ampleur des dégâts. Selon un bilan du gouvernement :

  • 2 200 personnes impactées directement (blessées, déplacées ou sinistrées)
  • 100 000 personnes isolées par les routes détruites ou inondées
  • 150 000 habitants privés d’électricité au plus fort de la tempête, aggravant l’accès à l’eau potable, notamment dans la région de Coquimbo

Les coupures électriques et la difficulté d’approvisionnement en eau imposent des conditions de vie précaires, tandis que l’intervention des secours s’organise dans des contextes parfois inaccessibles.

Précipitations extrêmes : un événement rarissime dans cette région

D’après la Direction météorologique du Chili, ces précipitations extrêmes n’avaient pas été observées depuis près de vingt ans dans ces zones. Une telle intensité confirme le caractère exceptionnel de l’épisode.

Ces pluies brusques et abondantes ont saturé rapidement les réseaux d’évacuation des eaux pluviales et provoqué la montée rapide des rivières, à l’origine des inondations majeures.

« La quantité de pluie qui tombe habituellement en un mois est tombée (hier) en une heure, ce qui permet de qualifier cet événement de précipitations anormales et extrêmes. »

Sources

Source : Direction météorologique du Chili, ministère de l’Énergie (Chili)

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