Tour cycliste de Marie-Galante : pourquoi cette île ne ressemble à aucune autre

Il y a les kilomètres, les mornes, la chaleur et les efforts à fournir. Mais le Tour de Marie-Galante ne se résume pas seulement à une compétition cycliste.

Chaque année, les coureurs découvrent une île avec un caractère bien marqué. Une île où le passage du peloton devient un moment de partage entre sportifs et habitants.

Pour certains coureurs, l’épreuve est aussi un rendez-vous important dans la préparation avant le Tour de Guadeloupe.

Une île différente pour les coureurs

Pour les cyclistes, le changement est immédiat dès leur arrivée à Marie-Galante.

Paul Daumont, coureur du CSCA, participe cette année à son troisième Tour de Marie-Galante. Une épreuve qu’il connaît bien et qui occupe une place particulière dans sa saison.

« Ça nous change de la Guadeloupe. Comme c’est une île voisine, ça nous fait de nouveaux horizons, de nouvelles routes. Donc c’est toujours intéressant. »

Paul Daumont, CSCA

Le coureur rappelle aussi l’importance de cette période du calendrier, juste avant le Tour de Guadeloupe.

« C’est juste avant le Tour de la Guadeloupe. On l’associe souvent un petit peu au Critérium du Dauphiné par rapport au Tour de France. Ça permet de faire les derniers réglages, de tester un petit peu le matériel, les adversaires, etc. Donc oui, ça occupe une grande place quand même dans la saison, c’est un gros objectif. »

Paul Daumont, CSCA

Une épreuve qu’il associe aussi à de beaux souvenirs, notamment une victoire d’étape il y a deux ans.

Une course difficile malgré une île paisible

Derrière l’image d’une île tranquille se cache un parcours qui demande beaucoup aux coureurs.

Le vainqueur de la première étape 2026, Raphaël Lautone, a pu le constater dès les premiers kilomètres entre Saint-Louis et Grand-Bourg.

« Ce terrain-là, c’est un terrain où il fait très chaud. On est tout le temps en train de monter soit descendre, il n’y a pas vraiment de plat. Il y a vraiment un fort vent de face tout le temps. »

Raphaël Lautone, TMCBE

Pour le coureur de la TMCBE, cette épreuve représente aussi une bonne préparation avant les prochaines échéances.

« C’est un très beau parcours donc c’est un bon moyen pour se préparer pour le reste de la saison, surtout pour le Tour de la Guadeloupe. »

Raphaël Lautone, TMCBE

Un terrain difficile, mais qui peut aussi offrir de grands moments.

Une course où les jeunes peuvent aussi se révéler

À seulement 18 ans, Loann Gossec, de l’USR Vélo, a déjà marqué cette édition avec une deuxième place lors de la première étape.

Le jeune coureur explique que Marie-Galante est une course où il faut rester vigilant à chaque instant.

« On sait que Marie-Galante c’est assez particulier. On peut se faire piéger très rapidement dès le début. »

Loann Gossec, USR Vélo

Avec son équipe, il a participé à l’animation de la course pendant une grande partie de l’étape. Un résultat forcément important pour un coureur de son âge.

« Finir 2e sur une course comme Marie-Galante, surtout à mon âge, je pense que c’est super. »

Loann Gossec, USR Vélo

Une ambiance que les coureurs n’oublient pas

Si Marie-Galante marque les esprits, ce n’est pas seulement pour ses routes.

Adrien Alidor, de l’USR Vélo, connaît bien l’épreuve. Il ne compte plus ses participations.

Pour lui, la différence se trouve aussi dans l’accueil réservé aux coureurs.

« Marie-Galante, c’est une ambiance différente. C’est convivial, c’est joyeux. On est super bien accueillis ici. »

Adrien Alidor, USR Vélo

Le coureur se souvient notamment de certains passages où le public joue un rôle important.

« « Les montées de Vigo, les bosses là au fond de Capesterre où les gens nous poussent tellement que c’est pentu… Non, c’est de superbes souvenirs. » »

Adrien Alidor, USR Vélo

Cette proximité entre le peloton et les habitants fait partie de l’identité du Tour de Marie-Galante.

« Un petit diamant » au cœur de l’archipel

Pour les habitants, ce qui rend Marie-Galante différente tient beaucoup à son cadre de vie.

Mélodi, 7 ans, est en CP et connaît déjà les richesses de son île.

« Il y a beaucoup de forêt, il y a beaucoup de végétation, des fêtes extrêmement bonnes pour les adultes et pour les enfants comme le festival Terre de Blues par exemple. »

Mélodi

Pour Audrey, Marie-Galante possède quelque chose de précieux.

« C’est un « Petit Diamant », Marie-Galante. Il n’y a pas d’embouteillages, il fait bon vivre. La délinquance n’est pas encore totalement à nos portes. L’air est pur. Il y a les plages, les randonnées, plein d’activités dans la nature. Il fait vraiment bon vivre avec des activités saines. »

Audrey

Julien insiste, lui, sur une valeur essentielle :

« Je dirais que c’est l’authenticité. On est une île authentique. Les gens aiment se retrouver à Marie-Galante pour pouvoir se ressourcer, retrouver ce qu’ils ont connu avant. »

Julien

Pour lui, cette différence vient aussi de l’insularité.

« L’insularité nous oblige aussi à innover chaque jour, à nous débrouiller. »

Julien

Des paysages entre canne, mer et patrimoine

Au fil des étapes du Tour, les coureurs traversent une île où la canne à sucre occupe encore une place importante, entre paysages agricoles et traces d’un passé sucrier.

De Grand-Bourg à Saint-Louis, en passant par Capesterre, le parcours permet aussi de découvrir une autre facette de l’île : les plages comme Feuillère ou l’Anse Canot, mais aussi des lieux qui racontent son histoire, comme le Moulin de Bézard, symbole du patrimoine sucrier marie-galantais.

À Marie-Galante, le Tour n’est pas seulement une course. C’est aussi un moment où toute une population se retrouve autour d’un événement qui lui ressemble.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.