“Dans les transports en commun, les bars, les rassemblements, tout le monde ne parle que d’Ebola”, raconte Gloire Mumbesa, habitant de Mongbwalu, ville minière [du nord-est] de la République démocratique du Congo (RDC).
Depuis que des cas ont été signalés dans la région, la panique s’est emparée de la ville. Car il n’existe actuellement aucun vaccin pour lutter contre la souche Bundibugyo. “La crainte, c’est que la maladie se propage dans beaucoup d’autres endroits.”
Les habitants de la province de l’Ituri, dans l’est du pays – où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé [vendredi 15 mai] l’émergence d’une nouvelle flambée d’Ebola –, s’inquiètent de plus en plus d’une éventuelle propagation de ce virus meurtrier, près de six ans après la fin de la dernière épidémie dans la région.
“Nous sommes effarés de voir Ebola réapparaître ici”, confie Dieudonné Lossadekana, à Bunia. C’est dans sa ville qu’a été signalé le premier cas présumé.
“Nous avons déjà enregistré plusieurs dizaines de décès. C’est un crève-cœur.”
Mais les inquiétudes sont également d’ordre économique. Dans cette région déjà ravagée par la guerre et la pauvreté, les habitants redoutent la mise en place de restrictions qui viendraient les priver de leurs sources de revenus.
“Il y a beaucoup de gens dans le
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