La lutte contre le trafic d’espèces sauvages a franchi une nouvelle étape, mi-mai, avec la participation de l’Office français de la biodiversité à l’opération « Mission Outre-mer Wildlife Alert ».
Sur le terrain, les inspecteurs de l’OFB, épaulés par les douanes, la gendarmerie nationale et la police nationale, ont multiplié les contrôles dans les ports et les aéroports des territoires d’outre-mer afin de détecter les espèces protégées ou les produits issus de prélèvements illégaux. Aux Antilles, l’attention s’est portée en particulier sur les animaux vivants capturés dans leur milieu naturel, comme certains reptiles, arachnides ou perroquets.
900 personnes contrôlées
L’opération a pris une tout autre dimension en Guadeloupe. Grâce à l’utilisation d’un drone par une unité légère d’appui mobile, les enquêteurs ont mis au jour une affaire bien plus complexe : des infractions à la réglementation sur le commerce international des espèces protégées, mais aussi des faits liés aux stupéfiants et au trafic d’armes.
À l’échelle de l’ensemble de l’opération, près de 900 personnes ont été contrôlées, donnant lieu à plusieurs saisies et à neuf procès-verbaux.
Pour l’Office français de la biodiversité, ces actions sont essentielles afin de préserver la richesse exceptionnelle des écosystèmes ultramarins et de renforcer la coopération entre les différents services de l’État, face à un trafic qui représente plusieurs milliards de dollars chaque année dans le monde.
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