Ukraine, Iran, Mali et Californie : les informations de la nuit

Guerre en Ukraine : Poutine rejette la rencontre proposée par Zelensky. Vladimir Poutine a rejeté vendredi la proposition du président ukrainien, Volvodymyr Zelensky, d’une rencontre en tête-à-tête pour mettre fin à la guerre en Ukraine. “Je ne vois pas l’intérêt d’une rencontre”, a déclaré le président russe depuis le Forum économique international à Saint-Pétersbourg. “Cela n’a d’intérêt que pour la partie ukrainienne afin d’arrêter l’avancée de nos forces armées”, a-t-il affirmé, ajoutant que “les hostilités prendront fin” lorsque la Russie aura “atteint [ses] objectifs”. M. Zelensky avait proposé l’organisation de cette rencontre dans une rare lettre personnelle envoyée jeudi à son homologue russe. “Malheureusement, la Russie choisit une fois de plus la guerre”, a réagi le président ukrainien, selon des propos rapportés par The Kyiv Post. Vladimir Poutine “ne veut simplement pas mettre fin à la guerre”, a-t-il ajouté.

L’Iran cible le Koweït et le Bahreïn après des frappes américaines sur ses sites de radars. L’armée américaine a annoncé que l’Iran avait tiré vendredi “sept missiles en direction du Koweït et de Bahreïn, ses voisins du Golfe, mais qu’aucun n’avait atteint sa cible”, rapporte Al-Jazeera. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé, via l’agence semi-officielle Tasnim, avoir attaqué des “bases ennemies dans la région”. Selon les États-Unis, six des missiles tirés par l’Iran ont été interceptés, et le septième a dévié de sa trajectoire et n’a pas atteint sa cible. Plus tôt dans la journée, les forces américaines “avaient abattu quatre drones iraniens lancés vers le détroit d’Ormuz” et frappé des “sites de radars de surveillance côtière iraniens”, sur l’île de Qeshm et à Goruk, sur la côte sud de l’Iran, précise la chaîne qatarie. Le Koweït et le Bahreïn hébergent d’importantes bases militaires américaines dans le Golfe, et sont devenus des cibles pour Téhéran, depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre l’Iran le 28 février dernier.

Un diplomate français lourdement condamné au Mali. Un tribunal malien a condamné vendredi à vingt ans de prison un agent des renseignements français, employé de l’ambassade de France, accusé d’espionnage et d’“atteinte à la sûreté de l’État”. Cette condamnation “porte un nouveau coup” aux relations entre le Mali, dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de 2021, et la France, ancienne puissance coloniale, observe Euronews. L’agent français, détenu au Mali depuis son arrestation en août 2025 pour conspiration contre les institutions du pays, “est en outre frappé de 20 ans d’interdiction de séjour au Mali et devra s’acquitter d’une amende de 5 400 euros”, précise la chaîne. À l’annonce du jugement, le ministère français des Affaires étrangères a une fois de plus dénoncé des “accusations sans fondement”.

États-Unis : l’administration Trump lance des enquêtes sur les primaires en Californie. Le bureau du procureur fédéral pour le district central de Californie a annoncé vendredi avoir lancé, en coordination avec le FBI, “de multiples enquêtes sur des fraudes électorales” lors des primaires californiennes du 2 juin, rapporte le Los Angeles Times. Ces primaires, organisées en amont des élections de mi-mandat de novembre prochain, étaient ouvertes aux candidats de tous les partis. Mercredi déjà, Donald Trump avait accusé les démocrates de l’État d’avoir “triché” lors du scrutin. “Les responsables démocrates ont fermement rejeté les allégations de fraude de Trump – des accusations qu’ils avaient prédites avant même le scrutin, compte tenu de son habitude de contester les élections perdues par lui ou son parti et d’y dénoncer des fraudes”, relève le quotidien de côte ouest. Et comme à son habitude, le président américai “n’a apporté aucune preuve à l’appui de ses affirmations”, ajoute le titre.

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