Un homme de 18 ans écroué après avoir grièvement blessé un bébé de 18 mois et son père en Guadeloupe
Le suspect avait échappé à une première opération d’interpellation en décembre. Il a finalement été arrêté jeudi et a reconnu être l’auteur de tirs qui ont fait deux blessés en juin 2025.
Un homme de 18 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire après avoir reconnu être l’auteur des tirs ayant grièvement blessé un enfant de 18 mois et son père, en novembre à Sainte-Anne, en Guadeloupe, a annoncé dans la soirée du lundi 1er juin la procureure de Pointe-à-Pitre.
Le suspect avait échappé à une première opération d’interpellation le 3 décembre 2025 et était recherché depuis. Il a été arrêté jeudi dernier par la section de recherches de Pointe-à-Pitre, puis présenté samedi à un juge d’instruction.
Le jeune homme a été « mis en examen pour tentative d’assassinat et placé en détention provisoire. Il a reconnu être l’auteur des tirs », indique la procureure Caroline Calbo dans un communiqué.
Pronostic vital engagé
Les faits remontent au 23 novembre 2025. Un couple stationnait dans sa voiture à Sainte-Anne (sud de Grande-Terre), avec son fils de 18 mois à l’arrière, quand cinq personnes au visage dissimulé sont sorties d’un autre véhicule.
L’un des mis en cause, porteur d’un fusil, s’est approché en évoquant des stupéfiants qui lui auraient été dérobés, avant de tirer deux fois sur le père et l’enfant, selon la procureure. Les autres auraient ensuite fait feu avec des armes de poing.
Touché à la tête, l’enfant a vu son pronostic vital engagé. Transféré en Martinique le 27 novembre, il n’a pu regagner son domicile que le 19 décembre. Son père a perdu son oeil gauche dans la fusillade.
Quelques jours avant ce drame, un enfant de trois ans avait déjà été grièvement blessé par balles et un homme de 26 ans tué au Lamentin, en Martinique, alors qu’ils se trouvaient dans un véhicule. L’enfant, qui se trouvait à l’arrière de la voiture, avait été touché à la tête et son pronostic vital avait été engagé.
En Martinique comme en Guadeloupe, les autorités s’alarment d’une circulation massive des armes sur fond de narcotrafic. Les Antilles françaises sont devenues un point de transit privilégié entre l’Amérique du Sud, les États-Unis et l’Europe.
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