Une grande première européenne, en Belgique : une nouvelle technologie s’installe sur vos emballages de chips ou de biscuits
par Louis Vandendriessche
Depuis peu, des milliers d’emballages souples, tels que les sachets de chips ou les emballages de snacks, portent un filigrane numérique imperceptible. Cette technologie est au cœur d’un projet pilote mené par Fost Plus, en collaboration avec Mondelēz International, Ferrero, PepsiCo et pladis.
Comparable à un QR code invisible, ce filigrane contient des informations sur le contenu de l’emballage. Une fois jeté dans le sac PMC, il peut être lu par des caméras installées dans les centres de tri afin de distinguer les emballages alimentaires des emballages non alimentaires.
« Aujourd’hui déjà, nous trions les emballages en 16 flux de matériaux. Cette technologie nous permet d’ajouter une étape supplémentaire, en distinguant aussi les emballages alimentaires des emballages non alimentaires », explique Philippe Gendebien, Business Innovation Manager chez Fost Plus.
Mieux recycler les emballages alimentaires
Cette distinction est essentielle pour respecter les règles de sécurité alimentaire. Actuellement, seul le PET recyclé provenant majoritairement d’emballages alimentaires peut être réutilisé pour fabriquer de nouveaux emballages destinés au contact alimentaire.
« Pour les emballages flexibles tels que les sachets et les films plastiques, c’était jusqu’à présent beaucoup plus difficile, car la technologie actuelle ne permet pas de distinguer ceux qui ont contenu des aliments de ceux destinés à des produits non alimentaires », précise Philippe Gendebien.
Répondre aux objectifs européens
Le projet s’inscrit dans le programme HolyGrail 2030 – Circular Packaging Consortium, qui réunit une septantaine d’entreprises et d’organisations. Les emballages triés en Belgique sont ensuite envoyés dans un centre spécialisé en Allemagne, équipé pour lire ces filigranes numériques.
Cette initiative répond également au nouveau règlement européen sur les emballages, qui imposera dès 2030 que certains emballages alimentaires en plastique contiennent au moins 10 % de matériaux recyclés.
Les premiers tests de recyclage destinés à produire un matériau compatible avec le contact alimentaire débuteront avant la fin de l’année.
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