Une rue porte désormais son nom sur la côte de Nacre : qui était Peter Barlow, ce chef indien qui a participé au D-Day
Arnaud Héroult
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Moment émouvant samedi 1er août 2026 à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) lors de l’inauguration de l’impasse Chef Peter Barlow. Une démarche « qui s’inscrit dans la mémoire collective », bien au-delà, « du courage et de l’engagement des combats du 6 juin 1944 », a retranscrit le maire de la commune Laurent Hottelart. Autant que le soldat, c’est bien le parcours singulier de cet homme né en 1920 (il est décédé le 17 novembre 2000) qui a été salué.
Un parcours singulier
« C’est rare pour un membre d’une première nation » a salué Arnaud Blin, président du festival la Semaine acadienne dont la 21e édition (du 7 au 15 août 2026) se déroule en bonne partie à Saint-Aubin.
Chef indien à 14 ans
C’est sur l’île d’Indian Island au Nouveau-Brunswick que Peter Barlow a vu le jour en 1920 au sein de la communauté autochtone Mi’kmaq dont « il devient chef à seulement 14 ans » a expliqué Laurent Hottelart.
En dépit « de la pauvreté, du racisme ou de la privation de droits civiques », Peter Barlow s’engage dans les forces armées du Canada en 1940. Le 6 juin 1944, il débarque à Saint-Aubin-sur-Mer avec le peloton de mortier North Shore New Brunswick regiment qui assure la libération de la commune.

Des combats jusqu’en Allemagne
Les combats le mènent ensuite à Carpiquet et Colombelles près de Caen durant la bataille de Normandie puis en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Il a reçu l’Étoile de 1939-1945, la Médaille de guerre de 1939-1945 ainsi que la Médaille canadienne du volontaire avec agrafe.
Un autre engagement après guerre
Après guerre, Peter Barlow mène un autre combat. Chef fondateur et membre du conseil d’administration de l’union des Indiens du Nouveau Brunswick nous apprend la légion royale canadienne, il s’attache à défendre les premières nations « avec un rôle essentiel pour les structures éducatives et communautaires, de paix et d’accès de son peuple aux activités forestières ou de pêche », met en avant Laurent Hottelart.
Une expo à voir
Pour aller plus loin, une exposition sur Les Mi’kmaq, les Acadiens et Peter Barlow est visible jusqu’au dimanche 16 août, la Halle, rue Pasteur. C’est gratuit.
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