Vente de la Coupe du monde. Qui soutient encore Gianni Infantino après son projet polémique ?

En résumé

Gianni Infantino a annoncé vouloir ouvrir la Coupe du monde aux investisseurs privés, en vendant des parts de la compétition.

Cette idée a provoqué une violente levée de boucliers, avec en tête de la fronde l’UEFA et ses 55 membres.

Malgré tout, quelques soutiens du président suisse de la Fifa existent…

Seul au monde, ou presque. Depuis mercredi 29 juillet, Gianni Infantino est dans la tourmente. Le président de la Fifa a annoncé sa volonté d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, en autorisant l’achat de parts de la compétition. Une annonce qui a fait bondir le monde du football comme rarement.

La Conmebol ne communique pas, mais…

En tête de la levée de boucliers, on a très vite retrouvé l’UEFA, des tensions existant depuis de nombreux mois entre l’instance européenne et l’instance mondiale, mises en lumière notamment lors de la Coupe du monde avec l’affaire Balogun. Cette fois-ci, l’instance gérant la Ligue des champions et l’Euro a annoncé son divorce total avec le dirigeant suisse de la Fifa. Depuis, la Concacaf (Amérique du Nord et centrale) ainsi que l’AFC (Asie) ont aussi rejeté le projet de Gianni Infantino, faisant déjà trois continents sur six hostiles à l’idée.

Du côté de la CAF (Afrique) et de l’Océanie, on ne s’oppose pas à ce projet de vente de Coupe du monde, mais on plaide plutôt « l’étude », afin de nager dans la neutralité. Enfin, du côté de la Conmebol (Amérique du Sud), c’est silence radio, mais il ne fait peu de doutes que cette confédération représente un soutien pour Infantino. En effet, son président, le Paraguayen Alejandro Domínguez, occupe le poste de vice-président de la Fifa. Il milite notamment pour le projet d’une Coupe du monde à 64 équipes dès 2030, autre grande idée de l’instance mondiale contestée par les fans.

Des soutiens attirés par l’appât du gain ?

Des soutiens plus marginaux existent, mais ressemblent à des coups d’épée dans l’eau. Si les Fédérations française et allemande avec une voix forte expriment leur « vive inquiétude », des présidents d’autres Fédérations sont pointés du doigt pour leur soutien. À l’image du dirigeant tchèque David Trunda, qui a assuré que « les intentions de la Fifa vont dans le bon sens ». Le jour suivant, la ligue du football professionnel du pays a annoncé son choix de se ranger derrière l’UEFA, plutôt que son président de Fédération.

Même son de cloche du côté des Comores, avec un président qui ne masque pas son intérêt pour les 20 millions promis aux Fédérations soutenant le projet de Gianni Infantino. « Notre problème, c’est comment obtenir de l’argent ? En ce moment, nous n’avons aucun sponsor. Nous avions Comores télécom pour à peu près 100-150 000 € l’an passé. Donc comment fait-on pour rivaliser avec le Maroc, l’Algérie, la Côte d’Ivoire », détaille Saïd Ali Saïd Athouman auprès de L’Équipe.

Lire aussi : « Infantino dans son délire » : la presse internationale tacle le président de la Fifa sur la vente de la Coupe du monde

Enfin, dernière image forte démontrant qu’Infantino fait (quasi) cavalier seul, son propre conseiller, Carlos Cordeiro, a annoncé sa démission en précisant ne « pas pouvoir rester les bras croisés […] Que les choses soient claires : je n’ai pris aucune part à cette proposition, et je m’y oppose sans équivoque ». Une position suivie par le numéro 3 de la Fifa, le Breton Kevin Lamour. Et les choses risquent de ne pas aller en s’améliorant, si Infantino ne fait pas machine arrière sur l’une de ses nouvelles folies…

Soutiens de Gianni Infantino

  • Le président de la Fédération tchèque de football
  • Le président de la Fédération comorienne de football

Ne soutient pas Gianni Infantino

  • L’UEFA et ses 55 membres
  • La Concacaf (Amérique du Nord et centrale)
  • L’AFC (Asie)
  • La Fédération française de football
  • La Fédérations allemande de football
  • Son conseiller Carlos Cordeiro, qui a démissionné
  • Le Français Kevin Lamour, numéro 3 de la Fifa

Ne se prononce pas ou appelle à l’étude du projet

  • La CAF (Afrique)
  • La Confédération océanienne
  • La Conmebol (Amérique du Sud)

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