Quand quelque chose ne va pas en pleine nature, les premières à donner l’alerte, ce sont les abeilles, surnommées les sentinelles de l’environnement. Depuis plusieurs mois, il fait très chaud, il y a beaucoup de vent et très peu de fleurs. Résultat pas de récolte pour l’apiculteur.
« Cette année, malheureusement, on ne pourra pas prélever de miel. Si on prélève du miel, ce sera au risque et péril des abeilles qui en ont besoin pour traverser la période difficile. On est déjà dans la période difficile et la période super difficile arrive jusqu’en janvier. »
Jean-Pierre Jorite, président de l’ADEMAR (Association de développent de l’apiculture martiniquaise) · ©interrogé par Irène Emonides et Christelle Sivatte
Il y a près de 2 000 ruches dans le sud et une dizaine d’apiculteurs. Avec, en principe, deux à trois récoltes par an, 2026 s’annonce comme une très mauvaise saison selon les professionnels.
« Il va falloir nourrir les abeilles pour préserver leur cheptel. Malgré cet effort qu’on va produire, qui va nous coûter très cher aussi, on va subir des pertes de fond, des pertes de ruche et ce sera très catastrophique cette année. Pendant six mois, on va devoir traverser une période très critique puisqu’elles n’ont pas pu engranger des stocks et des réserves de nourriture. Et lorsqu’on va arriver en décembre, ça va s’accentuer. »
Crédit: Lien source