VIDEO. Transport : le Sud, un réseau qui fonctionne

L’entreprise s’est constituée pour pouvoir répondre à la délégation de service publique en 2024 : trois transporteurs martiniquais, l’un d’entre eux, Patrice Nélide, ayant fait ses armes notamment dans un grand groupe présent à la Réunion, Transdev.

Le démarrage est plutôt difficile

De mai à août 2025, l’entreprise connaît un conflit dû à l’état des bus, qui conduit à interrompre purement et simplement le service à l’intérieur des communes le temps de racheter des véhicules. Seul fonctionne le service interurbain.

Mais Mobilités Sud reçoit ses 83 bus neufs et depuis, continue de moderniser. L’un de ses atouts : le poste de Commandement Central, salle de commande couverte d’écrans géants où les régulateurs suivent les bus en temps réel. Il est alors possible de repérer des perturbations de trafic, d’informer les conducteurs, et de dérouter les véhicules si nécessaire. Encore mieux, ce trafic en temps réel est également disponible sur une application pour les usagers.

« Nous ne devons pas perdre de vue que le transport en Martinique est très jeune« , nous explique Patrice Nélide, « et tout est encore à faire, au contraire des grandes villes de l’Hexagone qui ont commencé il y a un siècle. »

Mobilités Sud opère 65 lignes urbaines, 13 lignes inter-urbaines et 5 lignes express qui relient au pôle de Carrère. Elle compte développer prochainement le transport à la demande, où les usagers éloignés des arrêts pourront être récupérés chez eux.

Mais les questions financières pourraient venir entraver son développement. Les recettes de billetterie ne sont pas satisfaisantes et le coût de la délégation de service public a presque doublé. Trop pour certains élus qui parlent de dénoncer la convention.

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