La pépite française, âgée de 20 ans, s’est confiée sur l’évolution – très positive – de sa saison aux États-Unis.
La Française Dominique Malonga, devenue la locomotive offensive du Seattle Storm après une première saison WNBA en sortie de banc, apprécie son nouveau rôle dans une franchise en reconstruction qui la rapproche de «l’élite» de la ligue nord-américaine, explique-t-elle à l’AFP. Dans ce championnat de basket en pleine expansion, le Storm est reparti de zéro à l’intersaison, en changeant le staff et en transférant ses joueuses d’expérience pour faire confiance à la jeunesse et à Dominique Malonga, la pivot tricolore draftée en deuxième position en 2025.
«C’est vraiment une construction sur le long terme, dans laquelle je suis au centre», a déclaré sans fausse modestie Malonga lundi à l’AFP, avant une performance très en deçà de ses standards (2 points) lors d’un succès sur le parquet des LA Sparks (82-64). «Il y a une très bonne ambiance, avec des personnalités qui adhèrent à la culture qu’on veut développer au Storm, une culture de travail, d’être ensemble et d’être compétitives, mais toujours dans la bonne humeur.»
On ne panique pas, on sait qu’on construit quelque chose de bien.
Dominique Malonga
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L’internationale de 20 ans et 1,98 m explique avoir été «tenue informée» des différents changements par le «Front office» (les décideurs, ndlr), signe de la confiance du Storm en la Française. L’équipe, qualifiée pour les derniers play-offs, a pris le pari de repartir de zéro, et les résultats en souffrent logiquement avec 17 défaites en 23 matches et une 14e place du championnat (sur 15).
«On ne panique pas, on sait qu’on construit quelque chose de bien. On a montré des flashs aussi de ce que ça peut devenir, même si chaque défaite fait mal», admet Malonga, qui a raté huit matches en début d’exercice sur protocole commotion. «La plupart des matches on les perd en étant proches, on a des problèmes au rebond, des problèmes de fautes, ce sont des choses contrôlables, pas tactiques», de quoi donner l’espoir de vite retrouver la victoire, espère-t-elle.
Après avoir dû se contenter de sortir du banc l’an dernier, Malonga est cette fois titulaire, et a vu ses statistiques s’envoler, de 14 minutes à 25 en moyenne, de 7,7 à 16,9 points, de 4,6 à 7,3 rebonds. Meilleure marqueuse de sa franchise, la Tricolore sent qu’elle est devenue «une leader», qui «porte son équipe». Il y a deux semaines, elle a établi un nouveau record à la table de marque avec 37 points face à Dallas. «On veut être là dans les moments importants, faire pencher la balance de notre côté. Je suis très très offensive. Je dois marquer des points pour être à l’aise dans mon jeu, ça fait très plaisir de revenir dans ce registre-là.»
Ces responsabilités nouvelles l’aident à développer un jeu «agressif tout le temps. Au début je ne voulais pas trop en faire, je voulais être très propre dans mon pourcentage. Mais je me suis rendu compte que si je ne prends pas les tirs, qui les prendra ? Donc je dois avoir ce mindset (état d’esprit, ndlr) tout le temps. Des fois, je rate deux ou trois tirs d’affilée et je m’efface un petit peu, alors que non, il faut que j’aille prendre le quatrième, le cinquième et forcer un peu les choses. Cela fait du bien d’avoir ce rôle, dans cette ligue les leaders en points c’est une élite finalement.»
Malonga forme une raquette de taille et d’avenir avec l’Espagnole Awa Fam (20 ans, 1,92 m), draftée en 2026, «une super fille, très bonne joueuse, on est complémentaires, on peut toutes les deux s’écarter du cercle, on alterne.» La Française salue enfin le travail de sa nouvelle entraîneure Sonia Raman, ancienne adjointe en NBA des Memphis Grizzlies et en WNBA du New York Liberty, pour sa première expérience de coach principale. «Elle veut développer un jeu très libre, très ouvert, sans forcément de position, tout le monde peut jouer partout, elle utilise notre mobilité, notre jeunesse, je suis plutôt en adéquation avec tout ce qu’elle propose.»
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