27 Mai 1848 Abolition de l’esclavage en Guadeloupe
On a brisé les chaînes de l’asservissement. Mais a-t-on ensuite brisé le reste, notamment la pwofitasyon économique, les injustices sociales et raciales ?
Aujourd’hui pourtant, des inégalités criantes se maintiennent, notre jeunesse en détresse se trouve en manque de repères, voilà quelques réalités que l’on préfère éviter.
Le 27 Mai 1848 marque la seconde abolition de l’esclavage en Guadeloupe. Cette date historique est le résultat de luttes menées par des femmes et des hommes qui ont refusé l’inacceptable. Se souvenir de l’esclavage, c’est se rappeler la violence et l’inhumanité du système qui a existé, mais aussi la dignité de celles et ceux qui l’ont combattu.
Plus de 170 ans après, certaines réalités demeurent des inégalités sociales et économiques, une jeunesse confrontée à des difficultés persistantes, des déséquilibres qui interrogent et bousculent notre société post-esclavagiste. Ces constats ne peuvent être ignorés. Ils nous obligent à réfléchir au sens réel de cette liberté conquise en 1848, et de ses conséquences jusqu’à aujourd’hui.
L’histoire ne s’est pas arrêtée, elle n’est ni linéaire, ni continue. Ses progrès, comme ses reculs se font par à-coups. Les luttes passées nourrissent la détermination et l’expérience nécessaires aux combats actuels et aux défis que nous devons relever aujourd’hui. Notre histoire nous engage à refuser l’indifférence, à lutter contre les inégalités et à construire une société plus juste. Il ne s’agit pas seulement d’honorer le passé, mais de donner du sens au présent et des perspectives d’avenir.
La mémoire doit vivre, et se traduire par des actes.
Pointe à Pitre, le 25 Mai 2026
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