Chikungunya, dengue, West Nile : de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de la France

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L’année 2025 a été marquée par un nombre sans précédent de cas de chikungunya recensés en métropole, avec 809 cas autochtones. Comme le rapporte Santé publique France dans un communiqué ce 6 mai, « il s’agit du nombre le plus important de cas et de transmissions autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006 ».

Au total, au 3 août, Santé publique France recense cinq épisodes de transmission autochtones de maladies transmises par des moustiques tigres : trois de chikungunya, totalisant sept cas (un à cinq cas par épisode) dans le Tarn et en Gironde, et deux de dengue (un cas par épisode), dans le Tarn et dans l’Hérault. La première détection d’une contamination locale du chikungunya en France hexagonale a été annoncée il y a une semaine. Jusque-là, les cas recensés étaient importés, concernant des personnes ayant voyagé dans des régions du monde où ces virus circulent de manière endémique.

Expansion géographique

Mais, cumulé à la mondialisation et à l’urbanisation, le réchauffement climatique a facilité l’implantation du moustique tigre dans des régions d’où il était absent voici quelques décennies. Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est ainsi implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Sa période d’activité s’étend désormais de mai à novembre.

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Autre maladie sous surveillance renforcée : la fièvre West Nile ou du Nil occidental, transmise par le moustique Culex via un oiseau infecté. Deux nouveaux cas autochtones ont été détectés dans les Bouches-du-Rhône, le total des contaminations locales atteignant ainsi quatre cas, un dans les Pyrénées-Orientales, les autres dans les Bouches-du-Rhône. Si l’infection est généralement sans symptôme, elle provoque un état grippal dans environ un cinquième des cas et, dans moins de 1 % des cas, elle peut entraîner de graves complications, parfois mortelles.

Vigilance sanitaire accrue

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