« Afters Yoles » : plaisanciers et professionnels de la mer réclament une meilleure organisation

Les déchets abandonnés sur la plage et dans l’eau après certains « afters » du Tour des Yoles ont provoqué de nombreuses réactions. À l’Anse-Moustique, la situation est même qualifiée de « catastrophe écologique » par Joris Oliny professionnel de la mer.

Un constat partagé par les plaisanciers.

« Quand on voit que la nature est dégradée, on est tous vraiment très affectés », témoigne Frédéric Vivies , interrogé par Raphaël Luce et William Zébina.

Les acteurs de la mer rappellent que la préservation du littoral fait partie de leurs préoccupations quotidiennes. À bord des bateaux, les déchets sont normalement conservés dans des sacs avant d’être déposés dans les équipements prévus à cet effet au retour dans les ports et les marinas.

Certains professionnels ont également participé bénévolement au ramassage des déchets flottant dans l’eau pendant les rassemblements et au nettoyage des sites.

« On ne maîtrise pas l’afflux de personnes par la terre »

Plaisanciers et professionnels refusent donc que la responsabilité des dégradations leur soit attribuée exclusivement. Ils pointent notamment la difficulté à gérer les centaines de personnes qui rejoignent les « afters » depuis la terre.

« On ne maîtrise pas l’afflux de personnes qui arrivent par la terre », souligne le représentant des plaisanciers.

Selon eux, le problème est avant tout celui de l’organisation globale de ces rassemblements : encadrer les bateaux ne suffit pas si les flux terrestres ne sont pas également anticipés.

Mieux préparer les prochains « afters »

Pour éviter de nouvelles dégradations, les professionnels réclament davantage de concertation entre les services de l’État, les communes, la Fédération des Yoles Rondes, les organisateurs privés, les plaisanciers et les professionnels de la mer.

Zones de mouillage clairement définies, points de collecte supplémentaires, sacs-poubelles, gestion des accès terrestres et opérations de nettoyage font partie des pistes avancées.

« Il faut travailler en concertation, et non dans la répression et dans le reproche », estime Joris Oliny professionnel de la mer.

Les discussions ont déjà commencé pour préparer la prochaine édition. L’objectif est désormais de tirer les enseignements des incidents constatés cette année et de mettre en place un dispositif commun permettant de préserver à la fois le caractère festif des « afters » et le littoral martiniquais.

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