Arroser son gazon ou préserver l’eau potable: les Néo-Brunswickois sont divisés

L’entretien des espaces verts en période estivale suscite un vif débat d’un bout à l’autre du pays. Entre le désir de conserver des pelouses bien vertes et la nécessité de préserver la ressource en eau, la population canadienne navigue dans un équilibre fragile.

Selon un sondage national mené par Narrative Research en partenariat avec le Logit Group, les citoyens sont divisés presque à parts égales entre tolérance sous conditions et volontarisme écologique.

À l’échelle nationale, 45% des Canadiens estiment que l’arrosage des pelouses est une pratique raisonnable sous réserve de certaines circonstances, tandis que 42% soutiennent qu’il devrait être limité ou tout simplement interdit durant l’été.

Seule une poignée de personnes (8%) juge acceptable d’arroser son gazon sans aucune contrainte.

Au Nouveau-Brunswick, la tendance générale reflète une approche pragmatique, bien que marquée par une certaine prudence.

La grande majorité des Néo-Brunswickois demeure ouverte à l’arrosage, à condition qu’il encadre des besoins bien précis ou qu’il respecte les directives municipales: 30% des répondants au Nouveau-Brunswick jugent que l’arrosage est acceptable tant qu’aucune restriction n’est officiellement décrétée par les autorités localement.

Un peu moins de 20% estiment qu’il s’agit d’un usage raisonnable de l’eau, mais uniquement lors des épisodes de sécheresse ou de canicule.

À l’inverse, 23% des résidents de la province considèrent que la préservation de l’eau doit primer et que l’arrosage devrait être restreint.

Enfin, 18% des Néo-Brunswickois prônent une ligne dure, affirmant que l’arrosage des pelouses ne devrait purement et simplement pas être autorisé pendant les mois d’été.

Une minorité marginale (2 %) dans la province estime qu’on devrait pouvoir arroser en tout temps sans restriction, ce qui représente l’un des taux les plus bas au pays.

Par ailleurs, 11% des répondants de la province se disent incertains sur la question, un niveau d’hésitation plus élevé que la moyenne nationale (5 %).

À l’échelle du pays, ce sondage met en lumière d’importantes divergences régionales et générationnelles. C’est au Québec que l’on retrouve la position la plus stricte: plus du quart des Québécois (26 %) s’opposent catégoriquement à tout arrosage estival.

En comparaison, l’Ontario (34%) et les provinces de l’Atlantique en général (35%) se montrent nettement plus tolérants, privilégiant la liberté d’arroser tant qu’aucun règlement ne l’interdit.

Le fossé entre les générations s’avère lui aussi frappant. Alors que les 18-29 ans (Génération Z) et les Milléniaux (30-45 ans) se montrent plus favorables à l’arrosage léger ou ponctuel, les baby-boomers (62 ans et plus) placent la protection de l’environnement au premier plan: 33 % d’entre eux demandent de limiter l’arrosage pour économiser l’eau.

Alors que les températures estivales continuent de grimper, plusieurs municipalités révisent la gestion de leurs réseaux d’aqueduc, la question de l’arrosage des pelouses promet de rester un sujet chaud au cœur des débats municipaux.

Le sondage a été mené du 17 au 27 juillet, en ligne, auprès de 1237 Canadiens âgés de 18 ans et plus. Puisqu’il s’agit d’un sondage qui s’est déroulé sur internet, aucune marge d’erreur ne peut lui être attribué.

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