Tambour, chants, tenue traditionnelle : voilà que s’installe la tradition dans cette restitution de conte des CM1 de l’école Raymond Ribal, à Macouria. Ce texte raconte l’histoire de trois enfants de cultures différentes. Leur mission : retrouver les fragments du tambour de l’unité, symbole du vivre-ensemble dans le village. Ce projet est né d’une sortie scolaire.
« Aux bagne des Annamites, on a vu un puits abandonné. On s’est inspirés de cette sortie pour notre histoire. »
Alejandro Fleury, élève de CM1 à l’école Raymond Ribal, à Macouria
Ce travail a permis aux élèves d’apprendre autrement : pour l’oral, l’écrit ou encore les conjugaisons. Djaïna, élève, connaît désormais par cœur la structure narrative du conte : « La situation initiale, les moments perturbateurs, les péripéties, le dénouement et la situation finale. »
Ryan, lui, sera désormais plus confiant dans ses lectures : « Sur la lecture, je n’arrivais pas à articuler. Je n’arrivais pas à faire les émotions du conte, des personnages. Maintenant, je sais faire. »
Raconter la Guyane
Pour les familiariser avec l’univers du conte, la professeure référente du projet a puisé dans les récits traditionnels.
« Même si on parle du vécu des élèves, ils n’ont pas forcément ce rapport direct avec les contes de chez eux. Nous leur avons fait découvrir en début d’année de toutes origines : européennes, bushinengues, créoles et amérindiens. »
Vanessa Moewe, professeure et référente du projet
Pour le directeur de l’école, Michel Clemente, ce genre d’initiative aiguise la curiosité des enfants : « Nos élèves vont chercher à s’améliorer, chercher à connaître leur passé. Nous leur donnons des outils qui ne sont pas spécialement connus de nos enfants, voire peut-être même de leurs parents. »
Malgré la restitution du jour, les élèves n’ont volontairement pas terminé l’histoire. Ainsi, au fil des ans, d’autres camarades continueront à réfléchir sur l’identité, le patrimoine et le vivre-ensemble en Guyane.
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