Accord entre l’Iran et les États-Unis: pour Dominique de Villepin, « c’est plutôt un succès de communication » pour Donald Trump

Invité sur le plateau de BFMTV ce lundi, l’ancien Premier ministre Dominique Villepin a estimé que la signature d’un accord entre l’Iran et les États-Unis n’était qu’un « succès de communication » pour le président américain.

Si Donald Trump présente l’accord de paix convenu entre l’Iran et les États-Unis comme un succès, Dominique de Villepin, lui, n’est pas tout à fait du même avis. Sur le plateau de BFMTV, ce lundi 15 juin, l’ancien Premier ministre a parlé d' »un succès de communication ».

Ce dernier estime que le président américain « a réussi tout au long du week-end à maintenir le suspens en marquant sa conviction qu’il parviendrait à signer cet accord. De ce point de vue là, il a un joli paquet d’anniversaire, avec beaucoup de papier et beaucoup de ruban ».

Mais quand on l’ouvre, « force est de constater, au vu de ce que l’on sait aujourd’hui, qu’on a du mal à identifier très clairement ce qu’il y a dans ce paquet, mais surtout ce que l’Amérique gagne. Les conditions qui sont énumérées sont plutôt à l’avantage de l’Iran », développe Dominique de Villepin.

« Un échec magistral pour la puissance américaine »

L’ancien Premier ministre estime que « la signature s’est imposée » à Donald Trump qui a fini par « constater l’impasse stratégique dans laquelle il était. Une impasse qui a un coût très important pour l’économie mondiale et l’économie américaine ». Un « risque majeur » pour quelqu’un « qui se prépare à l’échéance électorale des midterms ».

Dans ces conditions, « la volonté de signer l’a emporté sur le souci du contenu de l’accord », assure Dominique de Villepin qui, pour appuyer son propos, met en avant « l’acquis extrêmement faible » obtenu concernant les objectifs de guerre des États-Unis, comme la chute du régime iranien ou encore la question du nucléaire.

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L’ex locataire de Matignon va plus loin, puisqu’il considère qu’au niveau « géopolitique et géostratégique » la guerre en Iran est « un échec magistral pour la puissance américaine, comme je crois qu’il n’y en a pas eu dans l’Histoire ».

Estimant que « l’abîme est gigantesque » entre « la promesse faite par Donald Trump au peuple iranien et la trahison qui s’en est suivie », Dominique de Villepin juge que cet écueil, qui « met à mal le soft power américain », va « peser très fortement sur le leadership » de la première puissance mondiale.

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