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Créer une marque horlogère depuis Solenzara peut sembler improbable. C’est pourtant le pari qu’a choisi de relever Jean-Dominique Lemeur. Formé à l’horlogerie en Suisse, il se destinait aux grandes maisons du secteur. La crise sanitaire le ramène finalement en Corse. » C’est là que j’ai eu cette révélation qu’il y avait une demande pour de l’horlogerie. » Une intuition qui se transforme progressivement en projet entrepreneurial.
Depuis son atelier de Solenzara, il développe aujourd’hui une marque dont les modèles portent des noms corses tout en s’adressant à une clientèle dépassant largement le cadre insulaire.
Des savoir-faire qui se rencontrent
Les collaborations occupent également une place importante dans son développement.
Couteliers, céramistes ou artisans locaux participent à certaines de ses créations. Parmi ses réalisations récentes figure notamment un modèle intégrant un élément réalisé à partir d’un rostre d’espadon fourni par un pêcheur professionnel local. Une façon d’ancrer ses créations dans son territoire. » Les synergies naissent parfois de ce genre de rencontres. «

Pour Jean-Dominique Lemeur, ces collaborations nourrissent ses créations tout en valorisant d’autres savoir-faire. Une approche qui accompagne aujourd’hui le développement d’une marque horlogère qui puise son inspiration en Corse tout en trouvant sa place bien au-delà de l’île.
Notre dossier :
1- Créateurs insulaires : l’identité comme moteur, l’entreprise comme défi
2- Creazione, bien plus qu’un festival
3- Jean-Dominique Lemeur, l’audace de l’horlogerie
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