Assises de la Drôme : le mode de vie des parents, accusés de privation d’aliments, au cœur des débats

Aux assises de la Drôme ce mercredi, les parents de la petite Zita ont pu s’expliquer sur leur mode de vie. Il pose question à la justice puisque ce couple de Saint-Marcel-lès-Valence est accusé de privation d’aliments suivie de mort sur leur fillette de 16 mois. Elle est décédée en 2018.

Au deuxième jour du procès des parents de la petite Zita ont pu s’exprimer à la barre ce mercredi. Pas sur les faits en eux même, pour cela la présidente souhaite attendre lundi 1er juin, après les dépositions des médecins légistes et des pédiatres. Mais le couple a pu enfin parler de son mode de vie. Un mode de vie qui pose question à la justice puisque ces parents sont accusés de privation d’aliments suivie de mort sur leur fillette de 16 mois . Zita est décédée en janvier 2018, elle était dans un état de dénutrition sévère en arrivant à l’hôpital à Lyon.

Colère du papa

C’est bien ces questions sur ses choix de vie qui mettent le père de famille en colère à la barre. « Ça fait 8 ans qu’on me dit de fermer ma bouche et que tout le monde me fait dire l’inverse de ce que je dis » explose t’il. Avant de se radoucir. La religion ? « oui j’ai fait une confirmation de baptême en 2014 ou 2015 mais ca ne va pas plus loin ». L’alimentation ? « On a jamais été végétaliens » assure la mère qui reprend : « je ne fais pas manger que des graines et des légumes à mes enfants comme je l’ai entendu dire ». L’ école à domicile ? « Ça s’est fait comme ça d’un commun accord car au début c’était plus simple mon mari était souvent en déplacement » assure la mére . « Après on s’est pris au jeu «  confirme le père. Et oui avoir une très grande famille ( 9 enfants aujourd’hui) « c’est un choix délibéré chacun d’eux a été voulu » précise la mére.

« On a le droit d’être différents »

Mais pourquoi avoir si peu de lien avec l’extérieur ? « Vos enfants faisaient du tennis non pas dans un club, mais avec des cours particuliers, ils avaient très peu de liens avec d’autres enfants » dit la présidente. La magistrate reprend « et l’absence de liens avec vos familles pourquoi ? » « Parce qu’ils nous ont toujours jugés, critiqués, pas compris«  assurent les deux parents. Ils citent plusieurs épisode familiaux au cours desquels la confiance dans leur famille se serait effritée. Depuis les belles sœurs qui affublaient la mére du sobriquet de « sorcière », jusqu’aux grands- parents qui on un jour oublié leur fille ainée au fond du jardin. « Ils n’ ont jamais accepté nos choix, on est pas en opposition avec nos familles mais dans l’incompréhension. Mais on a le droit d’être différents » plaide la maman.

Signalement au 119

La procureure elle souhaite revenir sur deux évènements peu communs dans la vie d’une famille. « En 2012 vous avez fait l’objet d’un signalement au numéro vert de l’enfance maltraité le 119 puis en 2015 un des grand-père a demandé une médiation familiale pour pouvoir voir ses petits enfants, ce qui n’est pas courant ». « Le signalement au 119 oui on s’est toujours demandé qui et pourquoi «  assure la maman quand à l’échec de la médiation familiale: « on avait plus confiance en eux ». « Mais à qui faites vous confiance ?«  s’interroge la magistrate avant de conclure : « à personne ! pas à l’ecole, pas aux grands parents pas à votre famille! »

La présidente de la cour elle souhaite savoir comment la maman a évolué huit ans après le décès de la fillette : « vous êtes vous remise en question? » . Réponse de la maman  » On est obligé après la perte d’un enfant mais je redis que je n’ai jamais voulu lui faire de mal ».

Ce jeudi la médecin généraliste qui a estimé nécessaire de faire hospitaliser Zita en janvier 2018 va être entendue et interrogé sur l’état exact dans lequel se trouvait la fillette avant d’être prise en charge à l’hôpital de Valence puis transférée à l’hôpital Mére à-Enfant de Lyon ou elle est décédée quelques heures après.

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