« La seconde main c’est un mode de vie »

On parle beaucoup de la seconde main comme d’une alternative économique. Pour Margot Willer, qui a choisi d’ouvrir une boutique spécialisée, c’est bien plus que cela. « Pour moi, les gens qui n’ont vraiment pas ou peu de moyens vont sur les sites chinois où ils achètent du neuf mais à prix cassés. On voit bien qu’en ce moment, avec la baisse du pouvoir d’achat, les gens ne sont pas trop ouverts. Même en seconde main, à petits prix, ils sont hésitants. »

Pour autant, pour Margot la seconde main fonctionne et elle a même une clientèle qui la privilégie. « La seconde main, c’est un mode de vie. Ici, dans ma boutique, on a des pièces vintages, un peu plus qualitatives. Les gens ont l’impression d’avoir une pièce unique et surtout c’est en adéquation avec des valeurs écologiques et économiques. »

Passionnée par les années 70-80, Margot est même allée jusqu’au bout de son concept avec des articles « venus de là-bas », comme elle aime à le dire. « J’ai mis en place tout un rayon sorti tout droit des années 70/80, dont la moitié est fait main. Ce sont des pièces rares et cela leur donne une valeur supplémentaire », sourit Margot. Et effectivement, dans les rayons, de petites pépites sont sur des cintres sur lesquelles les clients s’arrêtent volontiers. « Il faut prendre le temps avec ce type de vêtement. Déjà les tailles de ces époques ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui. En plus il faut prendre en compte qu’ils ont été portés, lavés, parfois ont rétréci au lavage, alors il vaut mieux essayer », prévient Margot.

Et comme la mode va de pair avec la musique chez Margot, elle a dédié un large rayon aux disques vinyles. Mais n’importe lesquels. « La musique c’est encore différent. Le disque pressé dans ces années-là est plus lourd, les pochettes différentes. Et, là on ne veut surtout pas de neuf ! C’est une affaire de passionnés à la recherche de LA pépite. »

P. Ch.

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