Atelier de lancement des projets PASFIF et PAFDIF : Deux initiatives majeures pour promouvoir l’inclusion financière au Niger

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Le ministre de l’Economie et des Finances, M. Mamane Laouali Abdou Rafa, a présidé, dans la matinée du mercredi 6 mai 2026 à Niamey, le lancement officiel du Projet d’Approvisionnement du Secteur Financier et d’Inclusion Financière (PASTIF) de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), et du projet d’Appui au Fonds de Développement de l’Inclusion Financière (PAFDIF) de la Banque Africaine de Développement (BAD). L’objectif de cet atelier est de permettre aux populations exclues du système financier classique d’accéder à des services financiers diversifiés, innovants, accessibles et de qualité.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, l’inclusion financière s’impose aujourd’hui comme un enjeu central des politiques publiques à travers le monde, et plus particulièrement dans les pays en développement. Elle constitue un levier essentiel de croissance économique, un outil puissant de réduction de la pauvreté et des inégalités, ainsi qu’un facteur déterminant de stabilité. Pour rappel, le ministre en charge des Finances a expliqué que malgré les efforts consentis, près de 80% de la population demeurent encore en marge du système financier formel. « Ces projets sont le fruit d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, les institutions financières, les opérateurs de téléphonie mobile, les organisations de la société civile ainsi que les associations des femmes et des jeunes », a-t-il indiqué.

Lors de l’atelier

M. Mamane Laouali Abdou Rafa a précisé que la réussite de ces projets repose sur l’implication effective de l’ensemble des parties prenantes. « J’invite également les unités de gestion des projets à faire preuve de rigueur, de professionnalisme et de célébrité dans la mise en œuvre des activités. Les résultats attendus doivent être à la hauteur des ambitions que nous portons », a-t-il sollicité.

Auparavant, le représentant résident de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) au Niger, M. Diao Moustapha, a annoncé que ce soutien sans cesse renouvelé montre l’attachement des autorités nigériennes, au renforcement de la coopération entre le Niger et la BOAD et à l’amélioration des conditions de vie des populations nigériennes en particulier, et celles des pays de l’UEMOA en général. « Je voudrais réaffirmer la totale disponibilité de la BOAD à accompagner le gouvernement nigérien dans la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République (PRR) 2026-2029, en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations nigériennes et la réduction de la pauvreté », a-t-il exprimé.

Pour sa part, le responsable Pays de la Banque Africaine de Développement (BAD), M. Mamadou Tangara, a rappelé le contexte dans lequel le projet PASFIF a pris naissance. « En effet, en 2022, au moment de la préparation du PASFIF, le taux d’inclusion financière s’établissait à 16,7 %, contre près de 70,9 % en moyenne dans l’UEMOA avec des disparités entre genre dont seulement 5,3 % des femmes détenaient un compte bancaire, contre 12 % des hommes », a-t-il évoqué.

Toutefois, poursuit-t-il, « nous appelons tous les acteurs concernés, le Secrétariat Exécutif de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive, le Fonds de Développement de l’Inclusion Financière et l’Unité de Gestion du Projet à redoubler d’efforts pour un décaissement effectif sur l’instrument de prêt et accélérer la passation des marchés et le déploiement des activités sur le terrain ».

Salima H. Mounkaila et Salamatou Bagouma (ONEP)

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