Ouverture des états généraux des travaux publics au Niger : Les participants analysent les progrès accomplis et les perspectives du secteur

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Le ministère de l’Équipement et des Infrastructures organise, depuis hier mardi 5 mai 2026, pour la deuxième fois de son histoire, les états généraux des travaux publics au Niger. L’objectif global est de présenter l’évolution du secteur des travaux publics, faire les diagnostics de l’environnement institutionnel et juridique, d’analyser les défis et enjeux, proposer des recommandations pour l’émergence et la performance du secteur. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine.

Des délégations venues des pays membres de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso et Mali), du Togo et du Tchad, ainsi que des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), ceux du gouvernement et le corps diplomatique ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre.

Ainsi, pendant quatre jours, les participants composés des experts, des entreprises des BTP et des cadres du ministère de l’Équipement et des Infrastructures vont partager, proposer, débattre et construire ensemble des solutions durables et innovantes. Pour ce faire, plusieurs thématiques dont la réforme institutionnelle du secteur des travaux publics, la construction et la réhabilitation des routes bitumées, des infrastructures ferroviaires et fluviales, la construction et la réhabilitation des routes rurales, l’entretien du réseau routier et l’émergence du secteur privé, vont être développées.

Le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a dit aux participants que le gouvernement porte une attention particulière à ce programme cohérent et pragmatique qui, à court et à long termes, améliorera la mobilité des Nigériens et permettra aux producteurs ruraux d’écouler leurs produits, d’atteindre des zones de production jusque-là inaccessibles et de multiplier les échanges intrarégionaux.

Une vue des participants

En perspective, a ajouté le Premier ministre, il s’agira de mettre sur les marchés des produits de bonne qualité, à même d’impacter de manière significative la qualité de vie des populations. « De manière concrète, il s’agit de créer des infrastructures qui vont permettre à l’éleveur de Maradi ou de Dosso d’avoir accès sans grande difficulté au natron de Bilma et aux producteurs de Bilma d’avoir aussi un accès facile aux céréales produites dans les autres régions du pays », a expliqué M. Ali Mahaman Lamine Zeine.

Face à un tel besoin et pour accélérer le développement, le Premier ministre a appelé à mettre un accent particulier sur la construction de voies ferrées afin de rendre les exportations compétitives, réduire les coûts des importations et améliorer substantiellement la mobilité. « Transformer notre pays et notre espace confédéral en chantier exige la mobilisation de beaucoup de ressources financières qui ne doivent pas être exclusivement à la charge de nos États. Il est donc judicieux, au cours de vos travaux, de plancher sur la participation des entreprises privées », a-t-il exhorté.

Il a aussi conseillé aux participants d’intégrer cette dimension dans les réflexions pour envisager des programmes et projets structurants qui puissent permettre de renforcer la mobilité au sein de l’AES et de promouvoir les échanges commerciaux dans l’espace commun. « La Banque confédérale d’investissement est un instrument stratégique que le secteur privé peut solliciter pour ses initiatives dans ce domaine. Les infrastructures de transport sont un moyen essentiel de renforcement de la cohésion sociale et de l’intégration économique, telle que nous la voyons au sein de l’AES », a déclaré le Premier ministre.

Pour le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou, les états généraux des travaux publics sont une opportunité pour son département ministériel de disposer d’un document de référence pour l’aide à la prise des décisions. « Ils favoriseront et contribueront à l’émergence de solutions, à l’émergence des petites et moyennes entreprises et des bureaux d’études techniques nationaux capables de contribuer au développement socio-économique de notre pays, en particulier de l’espace confédéral de l’AES », a-t-il assuré.

Le ministre a, par ailleurs, fait remarquer que le réseau routier nigérien a connu une évolution remarquable de l’indépendance à nos jours. En effet, a poursuivi le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou, en 1960, le linéaire de ce réseau routier est passé de 3 000 kilomètres de routes toutes catégories confondues, avec seulement 105 kilomètres de routes revêtues interurbaines, à 23 023 kilomètres en 2025. C’est dire, déclare le ministre, toute la problématique quant à l’entretien et la sauvegarde de ce patrimoine routier chèrement acquis par l’État du Niger, grâce au contribuable nigérien, et souvent par les crédits accordés par des partenaires financiers dont il faut saluer l’accompagnement. « Cela a amené notre département ministériel à engager le processus de réforme du secteur de l’entretien routier, ayant abouti à la création du Fonds d’entretien routier (FER) de deuxième génération, suivi en 2020 de la création de l’Agence de maîtrise d’ouvrages délégués de l’entretien routier (AMODER)», a-t-il fait savoir.

Hamissou Yahaya (ONEP)

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