Le DSFS s’inquiète des effets d’une nouvelle école anglophone à Dieppe

Alors que la construction d’une école anglophone capable d’accueillir 1200 élèves de la maternelle à la 12e année fait débat à Dieppe, le District scolaire francophone Sud (DSFS) a fait connaître ses inquiétudes à l’Acadie Nouvelle.

Et ce n’est pas seulement parce que le district craint que des élèves de Dieppe quittent le réseau francophone pour aller s’asseoir sur les bancs de l’école anglaise flambant neuve dès que celle-ci sera terminée.

«L’enjeu est plus large», écrit le président du Conseil d’éducation du DSFS, Michel Côté.

«Les décisions en matière d’infrastructures scolaires peuvent influencer l’équilibre linguistique d’une communauté et les conditions dans lesquelles le français continue de se transmettre, de se vivre et de s’épanouir.»

«Dans ce contexte, il est important que la planification scolaire tienne compte non seulement de la croissance démographique, mais également des réalités linguistiques propres aux communautés francophones en situation minoritaire.»

Michel Côté précise que «Dieppe est une ville profondément liée à la francophonie acadienne». C’est d’ailleurs dans cette ville que le DSFS a ses bureaux.

Il croit qu’«en milieu minoritaire, la place du français repose en grande partie sur la solidité du réseau scolaire francophone».

Il rejoint ainsi plusieurs personnes, comme le juriste Michel Doucet ou la professeure de sociologie Michelle Landry, qui ont tiré la sonnette d’alarme dans nos pages au cours des dernières semaines.

M. Doucet et Mme Landry pensent qu’une nouvelle école anglaise aura un fort pouvoir d’attraction auprès de familles anglophones qui voudront s’installer à Dieppe, et ainsi accélérer l’anglicisation déjà bien entamée de cette ville acadienne.

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