A la suite des épreuves du baccalauréat 2026, les premiers constats recueillis dans plusieurs centres de Bamako font état d’un déroulement globalement satisfaisant.
Entre sérénité des candidats, discipline observée dans les salles et optimisme des responsables de centres, cette session semble se distinguer par un climat plus apaisé que celui des années précédentes. Un pari gagné par le Ministre Amadou Sy Savané.
L’examen du baccalauréat demeure l’une des étapes importantes du parcours scolaire des élèves. Chaque année, des milliers de candidats affrontent cet examen avec son lot de stress, d’espoir et d’incertitudes. Cette année encore, le ministère de l’Education nationale sous le leadership du ministre Dr Amadou Sy Savané a mis les bouchées doubles pour redonner à cet examen toute sa crédibilité en faisant la promotion d’une égalité de chance entre les candidats. Ce faisant, le jour des épreuves, les centres d’examen ont accueilli des jeunes déterminés à décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’enseignement supérieur.
Il est 10h, devant le Lycée Kankou Moussa de Daoudabougou, ou plusieurs candidats rencontrés à la sortie des salles d’examen se sont montrés relativement satisfaits des sujets proposés.
Marceline Sangaré, candidate en série TSECO, estime que les premières épreuves se sont déroulées dans de bonnes conditions : « La première épreuve s’est bien passée dans l’ensemble. J’ai trouvé le sujet d’un niveau moyen. Certaines questions demandaient toutefois beaucoup de réflexion. Après cette première journée, je me sens soulagée et motivée pour la suite des épreuves ». Même sentiment chez Oumou Coulibaly, candidate en Terminale Sciences Expérimentales, qui souligne le caractère compréhensible des sujets. « Les sujets étaient vraiment abordables. C’est ma première expérience du baccalauréat et, contrairement à ce que j’avais entendu, la surveillance n’était pas aussi dure que je l’imaginais. Tout s’est bien déroulé. Nous sommes conscients de l’importance de cet examen et chacun est resté concentré sur son travail » témoigne-t-elle.
Pour d’autres candidats, le principal défi a été la gestion du stress.
Ousmane Ballo raconte avoir abordé les premières épreuves avec beaucoup de crainte. « Comme c’est ma première participation au baccalauréat, j’étais très stressé. J’avais tellement peur que mon stylo tombât constamment. Finalement, les choses se sont bien passées. On nous avait beaucoup parlé d’une surveillance très sévère, mais l’ambiance était sereine. Je reste confiant pour les résultats », rassure-t-il.
Dans les centres d’examen, les surveillants confirment également le bon comportement des candidats. Professeur d’allemand au Lycée Fili Dabo Sissoko et surveillant pendant cette session, M. Oudou Traoré, note une évolution positive.
« Cette année, les candidats ont fait preuve d’un comportement exemplaire. Nous n’avons pas rencontré les difficultés observées durant certaines années. À mon niveau, je n’ai constaté aucun incident particulier. Les élèves ont été disciplinés et respectueux des consignes. C’est un constat rassurant » se réconforte-t-il.
Au centre de Sénou Base 101, la vice-présidente, Rokiatou Sanogo, partage cette appréciation positive du déroulement des examens en ces termes : « Avant d’être responsables de centre ou surveillants, nous sommes aussi des parents d’élèves. Nous avons vu les candidats fournir beaucoup d’efforts. Dans notre centre, les élèves se sont montrés sérieux et respectueux des consignes. Nous espérons maintenant que les résultats seront à la hauteur des efforts consentis ».
Parmi les candidats de ce centre figure Djeneba Touré, en série TSCO, qui participe au baccalauréat pour la deuxième fois. Son expérience lui permet d’établir une comparaison avec la session précédente. « Cette session a été plus abordable que celle de l’année dernière. Les sujets étaient accessibles et j’ai pu mieux les traiter. Cette année, je suis plus confiante et j’espère obtenir mon baccalauréat », confie-t-elle avec confiance.
À travers ces différents témoignages, un constat se dégage : malgré la pression inhérente autour de cet examen national, les candidats ont abordé les épreuves avec davantage de sérénité et de confiance. Du côté des encadreurs, la discipline observée dans les salles et l’absence d’incidents majeurs constitue également des motifs de satisfaction.
Pour rappel cette année, 146 206 candidats participent aux épreuves du baccalauréat sur l’ensemble du territoire national, dont 71 755 filles. Selon les statistiques officielles, 117 015 candidats réguliers et 29 191 candidats libres sont répartis entre 517 centres d’examen. Ces chiffres illustrent l’importance de cet examen national, qui constitue une étape décisive dans le parcours scolaire de milliers de jeunes Maliens.
Si les résultats officiels demeurent désormais le principal enjeu, cette session 2026 du baccalauréat laisse déjà entrevoir une génération de candidats mieux préparés, plus responsables et résolument tournée vers la réussite. Un plus pour l’année de culture et de l’éducation , décrétée par les hautes autorités du pays.
Aissata Tindé
Source : Le Sursaut
Crédit: Lien source