Basket / Equipe de France. L’« immense fierté » de Gérald Ayayi pour son retour avec les Bleus au Palais des sports

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Dans les Mauges, qu’il va quitter cet été pour un défi plus relevé encore (ASVEL ?), le cadet de la fratrie Ayayi s’est émancipé en faisant tomber une à une toutes les barrières. Elu dans le cinq majeur idéal…

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Dans les Mauges, qu’il va quitter cet été pour un défi plus relevé encore (ASVEL ?), le cadet de la fratrie Ayayi s’est émancipé en faisant tomber une à une toutes les barrières. Elu dans le cinq majeur idéal cette saison après avoir reçu la distinction de joueur ayant le plus progressé, Ayayi a connu sa première sélection le 28 novembre dernier face à la Belgique à Rouen (5 pts et 7 rbds en 20 minutes).

En Bleu cette quinzaine en Béarn, l’arrière est en concurrence frontale avec ce qui se fait de mieux sur le front européen pour une place dans les « douze » : Francisco, Okobo, Strazel, Hifi, excusez du peu ! Un défi colossal que le Bordelais veut relever sans trahir son ADN, nature et souriant comme toujours, mais avec une détermination sans failles.

Gérald Ayayi : « C’est une découverte permanente. J’observe énormément. Je suis ici sans pression, avec l’envie de montrer ce que je sais faire. »


Gérald Ayayi : « C’est une découverte permanente. J’observe énormément. Je suis ici sans pression, avec l’envie de montrer ce que je sais faire. »

N.S.

Quel effet cela fait-il de fouler à nouveau le parquet du Palais, mais avec le maillot de l’équipe de France ?

« Très plaisir, vraiment. C’est un sentiment particulier car la dernière fois que j’ai quitté ce Palais, c’était sur une note un peu moins festive, plus lourde, la fin de l’histoire n’a pas été celle que nous espérions tous. Revenir dans ce contexte, est une source de grande fierté, un moment spécial. Je considère l’Élan Béarnais comme mon club formateur, c’est ici qu’on m’a lancé dans le monde professionnel et qu’on a cru en moi. Pouvoir honorer une sélection à Pau, c’est une façon de remercier tout le monde. »

Avez-vous suivi le dénouement en Elite 2 avec la remontée de l’Elan acquise dans une ambiance incandescente ?

« Bien sûr, je n’ai pas manqué ça ! Ça fait trois ans que l’on rêve de voir l’Elan remonter, que le club retrouve sa place. C’est enfin chose faite. Je suis vraiment heureux pour eux, surtout de voir que cela s’est terminé à la maison, il n’y a rien de mieux pour un club de cette stature. »

Depuis votre départ de Pau, votre ascension a été constante. Vous attendiez-vous à une telle trajectoire ?

« Honnêtement, je ne m’attendais pas forcément à recevoir le trophée de « meilleure progression » de la saison, mais j’aspirais clairement à cette évolution. C’est le résultat d’un travail entamé il y a longtemps, déjà à Pau. Beaucoup de travail avait été fait ici, mais il me fallait le temps de tout digérer. C’est un processus continu. »

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez été appelé pour la première fois avec les Bleus l’automne dernier ?

« J’ai reçu un message de Boris Diaw. Avant même de le rappeler, mon premier réflexe a été d’appeler toute ma famille pour les prévenir qu’il se passait quelque chose. Au tout début, pour être honnête, je pensais même que j’allais simplement être partenaire d’entraînement. Quand il m’a annoncé que je faisais partie intégrante du groupe, la joie a été immense. C’est une réelle fierté parce que mon grand frère (Joël, joueur de Paris Basket) et ma grande sœur (Valériane, actuellement aux Phoenix Mercury en WNBA) sont déjà passés par là. »

Comment se passe l’intégration avec des joueurs que vous ne connaissiez pas forcément tous, notamment ceux venus de NBA ?

« C’est une découverte permanente. J’observe énormément. Je suis ici sans pression, avec l’envie de montrer ce que je sais faire et, pourquoi pas, de les pousser eux aussi à donner leur maximum. »

Avez-vous l’impression d’être passé de l’autre côté de la barrière ?

« Oui, c’est sûr ! En grandissant à Pau, on sait qu’il y a un rassemblement de l’équipe de France ici chaque année. Petit, je les voyais venir, mais de loin. Il y avait comme une barrière infranchissable entre eux et nous. Aujourd’hui, cette barrière n’existe plus : je suis parmi eux, c’est une fierté immense. »

La concurrence est rude : vous êtes 16 pour 12 places. Comment abordez-vous cette lutte pour rester dans le groupe final ?

« Je suis là pour jouer ma carte à fond, tout en apprenant le plus possible. Je ne vais pas me cacher. Je vais jouer, je vais sûrement faire des erreurs, mais je suis là pour progresser. Je me vois comme faisant partie de cette future génération, donc chaque moment ici est bon à prendre. Je veux apprendre de cette confrontation de haut niveau. Mon rôle, c’est d’abord d’apporter de l’intensité, de l’énergie, et de défendre fort. Je veux prendre tout ce que le jeu peut me donner, mais encore une fois, je le fais sans pression, avec l’envie d’apprendre ».

Un dernier mot sur votre avenir en club, puisque vous quittez Cholet cet été. Est-ce que cette situation contractuelle vous pèse durant ce stage ?

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« Pas du tout, ça ne me tracasse absolument pas. Je me dis souvent que si je devais stresser après tout ce que j’ai accompli cette année, je stresserais toute ma vie. Je prends les choses patiemment, les unes après les autres. Mon agent fait un excellent travail et, de mon côté, je reste focalisé à 100 % sur l’apprentissage en équipe de France. Mon objectif clair, depuis tout petit, est d’intégrer une écurie européenne. On s’en rapproche, c’est un rêve qui devient concret. »

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