Burkina Faso : un groupe d’experts de l’ONU pointe de violences contre les Peuls

Au Burkina Faso, des enquêteurs indépendants de l’ONU rapportent des violations massives des droits de l’Homme subies par les Peuls.

Au Sahel, les opérations menées contre les groupes djihadistes sont marquées par une recrudescence d’exécutions extrajudiciaires, de tortures, de détentions arbitraires, d’enlèvements et de disparitions forcées, révélant un climat de répression et de violences ciblées.

Le Comité de l’ONU contre la discrimination raciale exprime sa vive inquiétude face aux sévères exactions subies par les Peuls au Burkina Faso. Ils craint que ces violations graves des droits humains visant les Peuls soient fréquemment imputées à leur présumée affiliation à des groupes terroristes.

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Cette stigmatisation s’accompagne d’un climat de haine et de discours discriminatoires, qui se traduisent par des appels à la violence et des messages incitant aux crimes contre les Peuls, notamment sur les réseaux sociaux.

Le Comité pointe du doigt ces messages diffusés sur les réseaux sociaux, appelant notamment « à commettre des actes criminels, y compris des meurtres, à l’encontre des membres de ce groupe, ce qui contribuerait à la survenance des attaques à caractère raciste et des crimes de haine ».

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La publication de ces observations finales et recommandations du Comité interviennent alors que le Burkina Faso se défend face aux accusations, affirmant que ses opérations de sécurité respectent le droit et ne ciblent aucune communauté.

Selon la Représentante permanente du Burkina Faso auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, la lutte contre le terrorisme n’est dirigée contre aucune communauté.

« Ces violations seraient souvent perpétrées par des forces armées nationales, des forces de sécurité intérieure et de leurs auxiliaires, notamment les Volontaires pour la défense de la Patrie, ainsi que par des groupes armés non étatiques », a détaillé le Comité dans un document sur les observations finales sur le rapport présenté par Ouagadougou les 22 et 23 avril dernier à Genève.

Source : ONU

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