L’institution militaire a assuré que ces allégations ne reflétaient en aucune manière l’engagement réel et continu de la France dans la lutte contre les groupes armés sur le continent africain et dans d’autres théâtres d’opération.
Par ailleurs, l’état-major a rappelé la poursuite de sa coopération militaire avec les États du continent qui en formulent expressément la demande, notamment dans le cadre du développement des capacités de défense nationale.
« Le communiqué de l’état-major général burkinabè s’inscrit dans une série de déclarations qui ne tiennent manifestement pas compte de l’engagement résolu des armées françaises dans la lutte contre le terrorisme, en Afrique et ailleurs. Cette posture, qui n’a pas évolué depuis le départ des armées françaises du Burkina Faso, est systématiquement assortie du respect des partenaires et du droit international »
, a-t-il souligné.
Réaction du Quai d’Orsay
De plus, le ministère français des Affaires étrangères a réagi aux accusations dans la journée de jeudi par la voix de son porte-parole adjoint, Glenn Salic, lors d’un point presse organisé dans l’après-midi. Le diplomate a catégoriquement démenti tout soutien français aux groupes terroristes opérant dans la région sahélienne, assurant que l’engagement de Paris restait inchangé.
« Ces allégations sont complètement fausses. Nous condamnons fermement toutes les attaques terroristes, ainsi que les exactions commises à l’encontre des civils au Sahel et réitérons notre plein soutien aux populations, qui sont les premières victimes de la crise en cours. L’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde est connu de tous »
, a déclaré Glenn Salic.
Le porte-parole a également défendu le rôle historique de Paris dans la stabilisation de la bande sahélienne, évoquant le tribut payé par les forces françaises.
« La France a joué tout son rôle pour faire reculer le terrorisme au Sahel, au côté des armées de la région et à la demande des autorités locales. Elle en a lourdement payé le tribut et je souhaite rendre hommage à nos soldats tombés en combattant les groupes terroristes au Sahel. Nous avons par la suite retiré nos forces, consécutivement aux décisions souveraines d’Etats qui ne souhaitaient plus leur présence. Nous maintenons toutefois une coopération avec les Etats de la sous-région qui en sont demandeurs, sur la base de l’expression claire de leurs besoins »
, a-t-il poursuivi.
Contexte des tensions bilatérales
Ces déclarations interviennent à la suite des accusations formulées par Ouagadougou dans le cadre des opérations de riposte menées après les attaques coordonnées du 1er juillet contre plusieurs positions militaires dans différentes régions du territoire.
Selon un bilan communiqué par l’état-major général des armées burkinabè, plus de 400 éléments terroristes auraient été neutralisés au cours de ces opérations de contre-offensive.
Les relations entre Paris et Ouagadougou se sont considérablement dégradées ces dernières années, marquées par une rupture définitive des liens militaires puis diplomatiques. Le 26 juin dernier, les autorités de transition ont annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la France, soit près de trois ans après avoir obtenu le retrait des forces françaises de leur territoire et mis fin à la coopération militaire bilatérale.
Les partenariats militaires français se poursuivent uniquement avec les pays ayant expressément souhaité maintenir ce type de coopération, adaptée aux besoins spécifiques de chaque nation.
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