« Ça soulève beaucoup d’interrogations »… La Fédération française de football et la ministre des Sports fustigent le projet de Gianni Infantino, qui prévoit d’ouvrir la Fifa aux investisseurs privés
Suite aux révélations du Times concernant le nouveau projet de Gianni Infantino, qui souhaite créer une entreprise privée pour vendre des parts de la Coupe du monde, la riposte s’organise à l’échelle mondiale. En France, la FFF et le ministère des Sports se sont exprimés ce mercredi 29 juillet.
Gianni Infantino n’a pas fini de faire parler de lui. Empêtré dans plusieurs polémiques depuis la Coupe du monde 2026 – notamment lors de l’affaire Balogun -, le dirigeant de la Fifa fait face à une levée de boucliers contre sa nouvelle idée mercantile.
À lire aussi :
Coupe du monde : « Je vous souhaite tout le meilleur pour les prochaines compétitions ! » Gianni Infantino félicite l’Argentine et relance les théories du complot
L’Italo-Suisse souhaiterait en effet créer une société, la Fifa Forward Enterprise (FFE), ouverte à des actionnaires privés et chargée de s’occuper de ses activités commerciales et événementielles, comme la diffusion, le sponsoring ou la billetterie. À la clé ? Une manne colossale de 10 milliards de dollars, officiellement pour « financer le développement du football ». Sauf que les acteurs du ballon rond français ne l’entendent pas de cette oreille.
À lire aussi :
« Une attaque absolue contre le football ! » Le foot mondial se dresse contre Gianni Infantino : son projet d’ouvrir la FIFA à des investisseurs privés ne passe pas
« Interrogations » et « très vives inquiétudes »
Dans un communiqué publié ce mercredi soir, la Fédération française de football fait part de « ses interrogations » et de ses « très vives inquiétudes » tant le sujet semble obscur. « La FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions, après avoir pris connaissance de l’ensemble des éléments », lit-on. Philippe Diallo, le président de la fédération, dit quant à lui avoir signifié à Gianni Infantino la nécessité de « processus de décisions un peu plus transparents ».
À lire aussi :
Après la Coupe du monde, Donald Trump veut propulser le président de la FIFA, Gianni Infantino, à la tête de l’ONU : une idée qui interroge après les polémiques du tournoi
De son côté, la ministre des Sports Marina Ferrari s’est montrée plus incisive face aux risques d’une telle mesure. « Le football n’est pas à vendre », s’indigne-t-elle sur X. « L’annonce de la Fifa d’ouvrir ses activités commerciales à des investisseurs privés constitue un tournant majeur qui soulève de très graves interrogations sur la gouvernance et l’avenir du football mondial. Un projet d’une telle ampleur ne peut être élaboré sans transparence ni concertation avec les fédérations nationales et les acteurs du football. La méthode est aussi préoccupante que le fond », pointe celle qui est en poste depuis octobre 2025.
À lire aussi :
Coupe du monde 2026 : vivement critiqué, Gianni Infantino charge violemment les journalistes qui « derrière leurs stylos, leur papier et leurs écrans, propagent la haine et les fausses rumeurs »
« Face à un projet qui pourrait profondément transformer l’équilibre de notre sport, il est indispensable que les acteurs européens parlent d’une seule voix (…). Les valeurs du football, son intégrité et son modèle associatif doivent rester au coeur de chaque décision », assène la députée originaire de Savoie, qui assure que la France « sera particulièrement vigilante » et qu’aucune « ligne rouge ne peut être franchie ».
Crédit: Lien source