« C’est une déception » : le touloulou de Guyane recalé par l’Unesco malgré un dossier jugé « solide »

Mylène Danglades, quelle est la première réaction de l’Observatoire régional du carnaval guyanais suite à ce refus ?

C’est une déception. Je pense que c’est un peu naturel, surtout que les retours officieux après l’audition étaient très bons. On nous a dit que nous avions un bon dossier, un dossier plaisant. Cette audition a été préparée pendant des mois avec toute l’équipe. Nous avons beaucoup travaillé en amont et avions même visité le siège de l’Unesco. Nous étions vraiment dans cette perspective de préparer cette audition au mieux. L’audition s’est très bien passée. Les questions qui nous ont été posées ont trouvé des réponses. Nous faisions partie du trio de tête. C’est donc forcément une déception, mais il faut rebondir.

Savez-vous ce qui a péché dans cette candidature ?

D’après les échanges que j’ai eus avec le responsable au ministère, il s’agit d’un arbitrage politique. C’est ce qui m’a été indiqué. La décision relève du ministère de la Culture. Le dossier, en lui-même, était bon. Il faisait partie du trio de tête. Cela ne remet donc pas en cause sa qualité.

Quelle est la suite aujourd’hui pour l’Observatoire ?

Cela reste à déterminer. Nous allons nous rencontrer pour réfléchir aux perspectives.

Il y a aussi un aspect positif avec la création de cette plateforme de l’Unesco… Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cela atténue un peu la déception. Dans un premier temps, une rencontre est prévue le 17 août avec le ministère au sujet de la création de cette plateforme. Il faudra travailler sur les éléments qui y seront déposés. En décembre 2026, un ouvrage national consacré aux patrimoines culturels immatériels sera publié. Il comprendra notamment un dossier consacré au carnaval de Guyane.

Que peut-on déjà dire de cette nouvelle plateforme ?

Je ne peux pas en dire beaucoup plus avant la rencontre du 17 août sur ce sujet. Nous en saurons davantage à cette occasion. En revanche, nous pouvons déjà dire qu’il s’agit d’une création validée par l’Unesco et que notre dossier sera le premier à y être déposé. C’est tout de même valorisant pour le travail accompli depuis dix ans par l’Observatoire régional du carnaval. Cela met en avant tout le travail de transmission et les bonnes pratiques développées autour du carnaval.

 

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