Le réalisateur congolais Rafiki Fariala a marqué les esprits vendredi 15 mai au Festival de Cannes avec Congo Boy, applaudi debout après sa projection.
Le film raconte l’histoire d’un adolescent congolais réfugié en République centrafricaine, obligé de s’occuper seul de ses frères et sœurs dans un contexte de guerre, jusqu’à la découverte d’un concours musical qui change son destin.
Un film inspiré de sa propre vie
À 28 ans, Rafiki Fariala raconte dans ce long-métrage sa propre histoire. Ancien réfugié devenu rappeur puis cinéaste, il explique avoir survécu grâce à la musique.
Le réalisateur a tourné le film à Bangui avec des acteurs amateurs et même d’anciens miliciens pour renforcer l’authenticité du récit.
Blessé par balle lors des violences de 2013 en Centrafrique, il porte encore aujourd’hui les cicatrices de cette période.
“La musique m’a sauvé”
“Sans la musique, je ne sais pas si je serais là aujourd’hui”, a confié Rafiki Fariala après la projection.
Le cinéaste, aujourd’hui installé en France, explique avoir dû fuir une seconde fois après son documentaire Nous, étudiants, qui dénonçait la corruption dans l’éducation centrafricaine.
À travers “Congo Boy”, il veut rendre hommage aux jeunes réfugiés africains “qui souffrent, qui ont du talent et des rêves”.
Un hommage au vivre-ensemble en Centrafrique
Originaire du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, le réalisateur décrit aussi la Centrafrique comme son “pays adoptif”.
Le film met en avant la coexistence entre musulmans et chrétiens à Bangui malgré les violences qui ont frappé le pays ces dernières années.
Crédit: Lien source