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L’enjeu sera de taille lorsque la Côte d’Ivoire affrontera le Burkina Faso pour un derby ouest-africain particulièrement attendu lors de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine (CAN) 2026, ce lundi à 21h00 (heure locale) au Stade Larbi Zaouli de Casablanca, au Maroc.
Au-delà des trois points mis en jeu et de la volonté de démarrer la compétition du bon pied, les deux voisins mesurent parfaitement ce qu’une victoire représenterait pour leurs supporters.
La Côte d’Ivoire retrouve le plus grand rendez-vous du continent pour la première fois depuis 12 ans et brûle de prouver qu’elle a toute sa place parmi l’élite. Leurs voisines du nord, qui ont fait leurs débuts lors de l’édition 2022, sont quant à elles assoiffées de football continental. Les Burkinabè surfent sur une belle dynamique et entendent bien dépoussiérer leur statut d’outsider dans cette confrontation explosive.
De grandes attentes et une chance de marquer l’histoire avec Reynald Pedros
Seules trois joueuses de l’actuel groupe de 26 sélectionnées ivoiriennes ont déjà goûté à la CAN Féminine : Ange Koko N’guessan (Tenerife, Espagne), Mariam Diakité (Fenerbahçe, Turquie) et Rebecca Elloh (Valence, Espagne). Pour le sélectionneur Reynald Pedros, c’est l’occasion de bâtir un groupe solide, mêlant la fougue de la jeunesse et l’expérience du haut niveau.
Mais le trio n’est pas le seul à connaître les rouages de la compétition. Pedros, qui a dirigé le Maroc à partir de novembre 2020 — menant les Lionnes de l’Atlas à leur toute première finale continentale à l’été 2022 et décrochant un billet historique pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2023 —, revient en terrain connu.
« Je connais bien le Maroc. L’organisation y est parfaite et, même si le format du tournoi est passé à 16 équipes, notre objectif reste le même : tout donner pour ne nourrir aucun regret », affirme-t-il avec conviction. « Le niveau sera très élevé, et nous espérons être la divine surprise de cette CAN. Nos objectifs sont de finir en tête du groupe B, de franchir les quarts de finale, puis de décrocher notre place dans le dernier carré. »
Une place en demi-finale garantirait un billet direct pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 au Brésil, tout en offrant la possibilité de faire mieux que la médaille de bronze décrochée en 2014, date de leur dernière apparition dans le tournoi.
Prise par l’importance de ces enjeux, l’équipe s’est envolée pour le Maroc deux semaines avant le coup d’envoi afin d’effectuer un stage de préparation, disputer des matchs amicaux et s’acclimater. Selon le technicien français, ses joueuses sont prêtes.

Bernadette Amani Kakounan, le brassard exemplaire
La capitaine ivoirienne Kakouna, qui sort d’une saison couronnée de succès avec le Bayern Munich — marquée par un doublé Championnat (Frauen-Bundesliga) et Coupe d’Allemagne (DFB-Pokal) —, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de représenter son pays à ce niveau.
La milieu de terrain de 28 ans concède que revêtir le célèbre maillot orange sera un moment chargé d’émotion pour elle et ses coéquipières, qui rêvaient de ce retour depuis plus d’une décennie.
C’est avec un regard empreint de sérénité qu’elle confie : « L’hymne national est quelque chose de sacré. L’entendre résonner à la CAN est une immense source de motivation, et participer à cette édition est extraordinaire. Nous sommes prêtes. Nous avons travaillé dur pour cela. »
La foi de Balboné, le retour au bon moment du Burkina Faso
Deux éditions de la CAN. Deux opportunités uniques de se qualifier pour la Coupe du Monde au Brésil l’année prochaine.Coïncidence ? Peut-être bien, ou peut-être pas. Mais pour le sélectionneur du Burkina Faso, Issa Balboné, le destin sourit à ceux qui osent rêver grand.
Et son vœu cette année est clair : voir le Burkina Faso soulever le trophée de la CAN Féminine 2026 le dimanche 16 août,pour ce qui n’est que la deuxième participation du pays. C’est l’image précise qu’il se fait du succès. Ramener ce prestigieux trophée à Ouagadougou constituerait un haut fait historique pour tout le pays.
Pour franchir cet obstacle, le périple débute face aux voisines du sud, avec qui s’est tissée au fil des ans une féroce rivalité culturelle, musicale, historique et sportive.
Si la sélection masculine ivoirienne a balayé ses voisins burkinabè (3-0) en huitièmes de finale au mois de janvier lors de la CAN 2025, plus au sud au Grand Stade de Marrakech, les Étalons dames entendent bien prendre leur revanche ce lundi dans la capitale économique marocaine.
« Nous voulons attaquer ce premier match par le bon bout. Nous savons que la Côte d’Ivoire nous devance au classement FIFA, mais la vérité du terrain est toute autre. Le football a évolué et notre niveau s’est considérablement élevé. On verra ce qu’il en est durant la rencontre », prévient Balboné avec assurance. « Jouer la CAN est une fête pour le football africain. Il existe une vraie rivalité régionale entre la Côte d’Ivoire et nous. Nos joueuses sont en confiance et elles savent exactement à quoi s’attendre face aux Ivoiriennes. »
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