Axel Allag, Media365 : publié le samedi 01 août 2026 à 23h01
Emerse Faé n’a pas été prolongé par la Fédération ivoirienne de football. Il voyait pourtant son contrat prolongé, et avoue avoir été déçu par cette fin abrupte alors qu’il songeait déjà à la Coupe du monde 2030.
Une fin pour le moins inattendue. Vendredi, le contrat d’Emerse Faé arrivait à échéance mais il n’a pas été prolongé par la Fédération ivoirienne de football et c’est peu dire que celui qui arrivait à la tête des Éléphants en janvier 2024, après le limogeage du Français Jean-Louis Gasset en pleine CAN, ne s’y attendait pas. Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe, celui qui a mené la Côte d’Ivoire à la victoire lors de la CAN 2024 a confié ses sentiments auprès du quotidien sportif français.
« Je ne veux pas chercher à comprendre, je ne trouverai jamais les raisons »
« Après la Coupe du monde, nous étions en discussion pour une prolongation. Mais hier matin (vendredi), les dirigeants m’ont appelé pour me dire qu’il n’y aurait pas de prolongation. Ça s’est fait d’un coup, sans explication. Ils reconnaissent que le travail a été bien fait, qu’ils se projetaient avec nous, mais après une énième réunion entre dirigeants, il est ressorti qu’ils ne donneraient pas suite. Je ne suis pas du style à demander des comptes. J’ai accepté, c’est comme ça », a expliqué Emerse Faé, dont l’aventure lors du dernier Mondial s’est arrêtée au stade des 16es de finale, avec une élimination contre la Norvège (1-2).
Déçu et frustré, selon ses propres mots, Emerse Faé n’a donc pas eu quoi que ce soit à quoi se raccrocher : « Je n’ai pas d’explication. Pour moi, on allait continuer, prolonger. Avec le président, on discutait de l’organisation du prochain stage. Je ne veux pas chercher à comprendre, je ne trouverai jamais les raisons. J’estime avoir bien fait mon travail. Mais je veux quand même remercier la Fédération pour l’opportunité. Quand j’arrive comme adjoint, je n’ai aucune expérience chez les professionnels, donc ils m’ont donné ma chance. Il faut avoir le cran de le faire en pleine compétition et en pleine tourmente. Il n’y a pas beaucoup de présidents de fédération qui l’auraient fait ».
Avant le coup de massue de vendredi, il était logiquement tourné vers la suite : « Je disais déjà avant la Coupe du monde qu’avec le potentiel de cette équipe, 2026 nous permettrait d’apprendre tout en étant ambitieux. Sur les 26 joueurs, il y avait 26 novices, dont moi comme entraîneur. Je savais qu’on allait montrer des choses et acquérir de l’expérience en vue de 2030. Lorsque j’ai signé définitivement après la CAN, j’avais un projet axé sur le développement du football ivoirien, au-delà des résultats ». Pour la suite, il a expliqué qu’il pourrait s’orienter vers la direction d’une autre sélection A « en construisant, sur le long terme, avec une fédération ».
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