Rédaction Cahors
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Dominique Papazian s’est installé au cœur de Montcuq dans le Lot depuis bientôt 2 ans après avoir ouvert un premier cabinet à Lauzerte, sous l’enseigne « Audition Conseil ». Depuis l’ouverture, l’activité s’est bien développée et une nouvelle page s’écrit aujourd’hui avec l’arrivée d’un deuxième visage au cabinet : celui d’Isabelle, son épouse.
Le besoin s’est fait sentir au fil des mois. Entre les consultations, les appels, les dossiers administratifs et les patients qui poussent la porte sans rendez-vous, Dominique ne pouvait pas être partout à la fois. « Il me fallait quelqu’un qui aime le contact avec les gens et qui soit à l’aise avec l’informatique » dit-il. Le profil idéal était tout trouvé.
Poursuivre l’aventure ensemble à Montcuq
Après une carrière dans les services administratifs bancaires, Isabelle arrivait à la retraite. Plutôt que de voir l’un continuer à travailler pendant que l’autre restait à la maison, le couple a choisi de poursuivre l’aventure ensemble. Elle travaille désormais à mi-temps au cabinet.
« Les logiciels, ce n’était pas ce qui m’inquiétait », sourit-elle. « Chaque métier a son fonctionnement, mais la logique informatique reste la même. » Ce qu’elle découvre aujourd’hui, c’est surtout le vocabulaire de l’audioprothèse, les différents modèles d’appareils et leurs caractéristiques techniques. Un nouvel univers, qu’elle apprend pas à pas.
Le plus d’Isabelle, c’est qu’elle n’est pas véritablement débutante dans ce domaine : elle est elle-même appareillée, depuis de nombreuses années.
Après avoir constaté une baisse progressive de son audition, un dépistage est venu confirmer ce qu’elle pressentait déjà. Aujourd’hui, cette expérience personnelle lui permet de comprendre les interrogations des patients dès leur arrivée.
Et puis elle connaît bien le secteur, ayant grandi à Labastide-Marnhac, elle aime les villages du Quercy Blanc.
Expliquer, rassurer, accompagner
Les idées reçues sur les appareils auditifs existent encore, pourtant le fameux « sonotone » appartient depuis longtemps au passé. Les aides auditives actuelles sont de véritables concentrés de technologie : connexion Bluetooth avec le téléphone ou la télévision, réglages personnalisés, grande discrétion… « Et puis, avec tous les écouteurs sans fil que l’on voit aujourd’hui, porter quelque chose dans l’oreille est devenu tout à fait banal. »
Reste une appréhension bien réelle : celle d’accepter que l’on entend moins bien. Dominique prend le temps d’expliquer, de rassurer et d’accompagner. Car une baisse d’audition ne se traduit pas seulement par un volume de télévision un peu trop élevé. Elle peut aussi compliquer les échanges du quotidien. « On demande aux autres de répéter, puis de parler plus fort. À force, les conversations deviennent plus agressives. »
Certaines personnes finissent même par éviter les repas de famille ou les réunions entre amis, simplement parce qu’elles peinent à suivre les discussions. D’autres ont l’impression que l’on parle d’elles lorsqu’un éclat de rire leur échappe. « En réalité, elles n’ont tout simplement pas entendu la plaisanterie. »
Pour Dominique Papazian, intervenir assez tôt permet souvent de mieux vivre l’appareillage. Il suffit parfois d’un doute pour franchir le pas. Il propose d’ailleurs un petit test facile à réaliser chez soi : demander à une personne de chuchoter à environ deux mètres. Si les mots sont difficiles à distinguer, cela mérite d’en parler à un professionnel.
Personnaliser selon chaque cas
L’audioprothésiste tient également à rappeler qu’il n’est pas là pour vendre à tout prix. « Si un appareil est nécessaire, je ne suis pas là pour vendre le plus cher mais celui qui correspond réellement aux besoins de la personne. » Une manière de travailler qu’il revendique pleinement et qui explique sans doute la relation de confiance qu’il tisse avec ses patients. D’autant plus qu’il parle couramment anglais, ce qui lui permet de capter une bonne partie des habitants étrangers qui résident sur le village et alentour. Les petits mots de remerciement qu’il reçoit l’encouragent dans ce choix de vie, lui qui a changé de métier il y a quelques années pour exercer une profession davantage tournée vers l’humain.
L’arrivée d’Isabelle change aussi le quotidien du cabinet. Lorsqu’une consultation est en cours, les personnes qui entrent trouvent désormais quelqu’un pour les accueillir, répondre à leurs premières questions et les mettre en confiance. Une présence précieuse, d’autant plus qu’Isabelle sait, par expérience, ce que ressent celui ou celle qui hésite encore à franchir le cap.
Des patients de tout le Quercy Blanc
Le cabinet, récemment réaménagé avec un espace de travail supplémentaire et désormais climatisé, reçoit des patients de Montcuq mais aussi de Sauzet, Villesèque, Molières, Castelnau-Montratier, Cazes-Mondenard, Miramont-de-Quercy, Durfort-Lacapelette, Montagudet ou encore Tournon-d’Agenais.
À noter que pour un premier appareillage, une ordonnance d’un médecin ORL est nécessaire afin de bénéficier du remboursement. Pour un renouvellement, celle du médecin traitant suffit. Le bilan auditif est gratuit.
Cécile INGALLS
Pour un rendez-vous sur le cabinet de Montcuq, contacter le 05 63 39 17 52.
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