De Molia à Coyère : l’année 1969 a marqué le Tour cycliste de Guadeloupe

1969 est une année à part dans l’histoire du Tour de Guadeloupe.

Elle voit d’abord la participation d’une équipe d’Antillais de l’Hexagone, baptisée, cela ne s’invente pas « Paris-Antilles », emmenée par un certain Amédée Detraux.

Cette édition est aussi celle de l’apparition du « Mur de Saint-Claude », théâtre de la troisième étape. Saturnin Molia s’y impose en 21 minutes et 10 secondes, avant de remporter le Tour quelques jours plus tard.

Dans son sillage, la Guadeloupe signe un triplé inédit avec Roland Deveaux, deuxième, et Jean-Claude René, troisième.

Surtout, Saturnin Molia entre dans l’histoire en devenant le premier Guadeloupéen à porter le maillot jaune, créé cette année-là sur le Tour de Guadeloupe.

L’équipe Paris-Antilles ne fait pas de la figuration. Avec deux victoires d’étape sur sept, elle réalise un Tour remarqué.

Parmi ses coureurs figure Calixte Coyère, qui termine l’épreuve à une discrète 22e place, pour sa quatrième participation.

Mais c’est quelques mois plus tard qu’il fait véritablement parler de lui.

En novembre 1969, Calixte Coyère remporte le championnat de Guadeloupe. Une victoire qui passe mal auprès d’une partie du monde du cyclisme, tant les favoris de l’époque, notamment Pauline et Molia, comptent de nombreux supporters.

La contestation prend une telle ampleur que le Comité de cyclisme demande à la Fédération française de cyclisme de faire présenter et vérifier la licence du nouveau champion. Une démarche d’autant plus étonnante que cette même licence n’avait soulevé aucune difficulté quelques mois plus tôt, lorsqu’il avait participé au Tour de Guadeloupe sous les couleurs de Paris-Antilles.

Une polémique qui rappelle qu’à cette époque, on ne touchait pas impunément à Pauline et Molia.

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