Décor de Koh-Lanta ou fresque historique : comment le cinéma a vraiment raconté la quête de l’or et les orpailleurs en Guyane

C’est peut-être le thème contemporain le plus évocateur pour les personnes extérieures à la Guyane. Sur grand écran, l’or guyanais a eu maintes fois l’occasion de briller.

Orpailleur, du Guyanais Marc Barrat

Difficile de ne pas commencer en parlant d’Orpailleur, du Guyanais Marc Barrat. Sorti en 2009, le long-métrage raconte l’histoire d’un jeune homme d’origine guyanaise qui revient en Guyane à la suite de la disparition de son frère. Sur place, il se retrouve, bien malgré lui, embarqué dans une histoire de chercheurs d’or, son frère étant lui-même orpailleur.

Ingrid, qui analyse le 7e art sur sa page Cinégridine, se souvient de la sortie de ce film, le premier long-métrage du Guyanais Marc Barrat : « Ce qui m’a marquée, c’est de retrouver des paysages familiers. Il n’y avait plus eu de film évoquant la Guyane depuis Jean Galmot en 1990. Idem pour les dialogues, même si les acteurs principaux ne sont pas guyanais. On a aussi le plaisir de voir évoluer des acteurs locaux comme Roger Vaïti, Viviane Émigré, Ricky Tribord… »

Thriller divertissant, Orpailleur offre une première approche de la vie sur un site d’orpaillage.

La série Guyane

Dans la même veine, la série Guyane va plus loin. « Parce que c’est une série, en 16 épisodes, elle a le temps de s’installer, de maturer son intrigue, reconnaît Ingrid. On y retrouve cette âpreté de la vie sur un camp d’orpaillage, même si l’on peut regretter que la Guyane y soit vue comme un épisode de Koh-Lanta. »*

600 kilos d’or pur avec Bruno Solo et Clovis Cornillac

Autre long-métrage au titre évocateur : 600 kilos d’or pur. « C’est encore un thriller d’aventure, avec la Guyane comme grand terrain de jeu. Le visionnage est plaisant, mais on ressent moins la touche locale. La Guyane n’est pas au centre de l’intrigue, mais sert simplement de décor. » Servi par des acteurs tels que Clovis Cornillac et Bruno Solo, pour ne citer qu’eux, le film met en scène un braquage avec un butin conséquent… mais difficile à transporter en forêt pour qui ne connaît pas l’écosystème local.

Jean Galmot aventurier d’Alain Maline

S’il fallait parler de l’or en Guyane sur grand écran, Ingrid émet une suggestion : « J’aimerais bien une adaptation du livre de Marie-George Thebia, Saül et les poussières d’or. Ce serait un film historique avec un côté feel good. »

Et s’il ne fallait garder qu’un seul film pour marier la Guyane et l’or sur grand écran, la critique ciné est catégorique : « Ce serait Jean Galmot, aventurier, d’Alain Maline. Il possède ce souffle épique, même aventurier, que l’on retrouve déjà dans le titre et qui évoque cette grande destinée. »


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