Demande globale : les exportations soutiennent la croissance, la consommation reste prudente

Au troisième trimestre 2025, l’économie enregistre une progression modérée de la demande intérieure, contrastant avec le rôle moteur des échanges extérieurs.

 

La consommation finale, en légère hausse, peine encore à retrouver un rythme soutenu d’un trimestre à l’autre.

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Au troisième trimestre 2025, la consommation finale progresse timidement de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, selon les données de Institut National de la Statistique. Cette évolution modérée traduit des dynamiques contrastées entre ses composantes.

Dans le détail, la consommation publique recule légèrement de 0,2 %, tandis que la consommation privée marque le pas. « La stagnation de la consommation finale privée résulte principalement d’une demande atone en produits vivriers et sylvicoles », souligne l’institut. La baisse observée dans plusieurs segments boissons (-4,7 %), travail des grains (-3,4 %), industrie chimique (-9,9 %) et autres industries manufacturières (-5,0 %) — a neutralisé les hausses enregistrées dans la transformation agricole (+8,5 %), le textile (+2,5 %) et les industries agroalimentaires (+1,4 %).

Sur un an, le tableau apparaît toutefois plus favorable. Comparée au troisième trimestre 2024, la consommation finale affiche une progression soutenue de 5,2 %, portée à la fois par la demande publique (+5,2 %) et privée (+5,3 %). Cette dernière bénéficie notamment d’une hausse de la consommation de produits vivriers (+4,4 %), de la transformation agricole (+15,8 %) et des industries manufacturières (+13,2 %). « Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des trimestres précédents », précise l’INS.
Quelques freins subsistent néanmoins, notamment dans le travail des grains (-10,8 %), l’industrie chimique (-2,0 %) et la fabrication de meubles (-0,9 %), qui tempèrent la performance globale.

Au total, la consommation finale contribue à hauteur de 4,5 points à la croissance du PIB. Le déflateur associé, estimé à 3,6 %, témoigne par ailleurs d’une maîtrise progressive des prix à la consommation, dans un contexte où la demande intérieure reste encore fragile malgré l’impulsion des exportations.


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