Un groupe de recherche en intelligence artificielle voit le jour à l’Université de Moncton

Un nouveau groupe de recherche en intelligence artificielle (IA) a vu le jour à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

EMBIA, un acronyme qui signifie EMBarqué, Intelligent, Autonome, a été officiellement lancé vendredi au pavillon Rémi-Rossignol, mais il y a plus d’un an que des membres du département d’informatique de la Faculté des sciences de l’université y travaillaient.

Selon Andy Couturier, directeur fondateur d’EMBIA, il était important de se donner un nom et une image de marque pour que les entreprises puissent nous trouver, savoir qu’on existe, savoir ce qu’on fait.

Ce n’est plus juste un prof tout seul, c’est vraiment son groupe, et son groupe a une capacité spéciale. Nous, c’est l’intelligence embarquée, poursuit le professeur du département d’informatique.

Photo d'un bureau plus long que large aux murs couleur crème. De chaque côté, des écrans d'ordinateur et deux imprimantes 3D.

Le laboratoire du groupe de recherche lors d’une visite, vendredi, à l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Ghislain Couture

Il insiste pour différencier le travail de son groupe de la controverse entourant les centres de données.

Ces bâtiments souvent imposants contiennent des équipements qui consomment une quantité colossale d’énergie et beaucoup d’eau, pour éviter la surchauffe.

Aux États-Unis et ailleurs (nouvelle fenêtre), leur expansion provoque une levée de boucliers (nouvelle fenêtre) des résidents qui voient leurs factures d’électricité augmenter, et s’inquiètent pour leurs sources d’eau potable.

Embarquée, ça veut dire que c’est de l’intelligence artificielle qui est sur des calculateurs ou des puces qui sont petites, qui ne consomment pas beaucoup d’énergie et qui sont dans l’environnement du client, a déclaré Andy Couturier.

On est à l’inverse des centres de données. Nous, ce qu’on veut faire, c’est démocratiser l’intelligence artificielle, a-t-il affirmé en entrevue à L’heure de pointe  Acadie, vendredi.

Deux hommes posent debout pour une photo, devant deux imprimantes 3D, et sourient.

Éric Hervet (gauche) et Andy Couturier (droite), professeurs au département d’informatique de l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Ghislain Couture

On avait beaucoup de demandes de l’industrie pour faire des projets en relation avec des entreprises. On parle de projets industriels, explique Andy Couturier.

On veut que les partenaires qui travaillent avec nous puissent amener l’intelligence artificielle dans leur environnement de travail, et qu’ils n’aient pas une dépendance sur ces grandes entreprises-là dans le cloud, dit-il, en référence aux services informatiques en nuage offerts par des géants comme Amazon (Amazon Web Services), Microsoft (Azure) ou Google (Google Cloud Platform).

Toute la question de centres de données, pour nous, c’est ce qu’on cherche à éviter le plus possible, maintient le professeur Couturier.

D’après les renseignements de Ghislain Couture

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