Des entrepreneurs français du N.-B. veulent un vol direct Moncton-Paris

Ce groupe relance l’idée d’une liaison aérienne toute l’année entre l’aéroport Roméo-Leblanc et l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Ça fait plus que piquer l’intérêt du consulat!, a déclaré Bertrand Cahuet, consul général de France dans les provinces Atlantiques à Moncton et à Halifax.

Le Réseau d’affaires français du Nouveau-Brunswick (RAFNB-Méridien 64) a officiellement lancé, le 14 juillet à Memramcook, une étude de viabilité pour l’établissement d’une liaison aérienne directe entre Moncton et Paris.

C’est déterminer s’il y a une réelle potentialité économique pour mettre en place une liaison directe entre Moncton et l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulles, qui est un hub, et qui permet de se connecter sur l’Afrique francophone, le Moyen-Orient et l’Inde, indique Serge Colin, président du RAFNB-Méridien 64.

Serge Colin est le président du Réseau d’affaires français du Nouveau-Brunswick (RAFNB-Méridien 64). Il est aussi président-directeur général de la compagnie ClairiTech Innovations Inc à Shédiac.

Photo : Radio-Canada / Kristina Cormier

M. Colin souligne que son association a pour mission de dynamiser les échanges économiques bilatéraux entre le Nouveau-Brunswick, la France et ses territoires.

Gagner du temps

Se rendre jusqu’en France quand on habite au Nouveau-Brunswick peut s’avérer long et compliqué.

Un vol direct permettrait d’attirer davantage de touristes et gens d’affaires selon Bertrand Cahuet.

Pour les ressortissants français, ça peut être dissuasif, il faut 24 heures de porte à porte et huit heures d’attendre à Montréal et avec un vol direct, la destination devient plutôt naturelle, mentionne-t-il.

On a calculé qu’on pourrait économiser six heures en passant directement par Paris, dit Julien Jens, trésorier du RAFNB-Méridien 64.

En 2004, le transporteur français Corsair avait brièvement assuré des vols directs hebdomadaires entre Moncton et Paris, uniquement du 30 juin au 2 septembre pour souligner le 400e anniversaire de l’Acadie.

Bertrand Cahuet souligne toutefois que la situation a évolué depuis.

L’aéroport de Moncton n’était international que depuis peu et peut gérer lui-même les formalités douanières, permettant ainsi une liaison plus fluide et rapide

Un atout pour le monde des affaires et l’immigration francophone

L’objectif c’est optimiser le temps des gens qui sont dans une démarches d’affaires, d’entreprenariat, affirme Serge Colin.

Portrait de Bertrand Cahuet.

Bertrand Cahuet, consul général de France dans les provinces Atlantiques à Moncton et à Halifax ainsi que membre du conseil d’administration du RAFNB-Méridien 64.

Photo : Radio-Canada / Kristina Cormier

Ça peut être, pour les entrepreneurs français, la perspective de vouloir se développer ici sur le territoire nord-américain et pour les entrepreneurs canadiens la possibilité d’avoir un pont direct avec la France, dit Bertrand Cahuet.

Aujourd’hui le hub francophone en Europe, c’est Paris. Il y a une volonté aussi quelque part de favoriser l’immigration francophone, ajoute-t-il en soulignant qu’une liaison directe Moncton-Paris pourrait faciliter l’accueil d’immigrants d’Afrique francophone.

Les réponses des transporteurs

La compagnie aérienne Air Canada n’était pas disponible pour une entrevue. Cependant, elle a indiqué par courriel que la liaison ne faisait pas partie de ses projets dans l’immédiat.

Marie-Christine Pouliot, cheffe de relations publiques et contenu marketing pour Air Transat, a indiqué par courriel se réjouir de l’intérêt manifesté pour l’amélioration de la connectivité aérienne au départ de Moncton.

Toutefois, la compagnie n’a actuellement aucune annonce à faire concernant un éventuel service sans escale entre Moncton et Paris.

Un avion d'Air Transat.

Un avion d’Air Transat (Photo d’archives.)

Photo : CBC / Mike Hillman

De son côté, la compagnie Porter a répondu par courriel que ce n’est pas une liaison que nous envisageons actuellement. Porter se concentre sur la desserte de destinations à travers le marché nord-américain; nous n’opérons pas en Europe.

Un sondage en ligne

Pour convaincre les décideurs et acteurs politiques, le RAFNB-Méridien 64 a lancé une étude de marché et invite la population à se prononcer sur ce projet pour connaître son intérêt.

L’objectif est de quantifier, donner une valeur à une manifestation d’intérêts, tant qu’on est pas arrivés au bout de ce processus, il est difficile d’expliquer à un opérateur aérien qu’il y a un intérêt, dit Serge Colin.

Le sondage est accessible en ligne depuis le 12 juillet jusqu’à la mi-septembre. Il a reçu près de 800 réponses en date du 14 juillet.

La fête nationale française soulignée au N.-B.

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Avec les informations d’Émilie David et Kristina Cormier

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