Les abords du pont de Pokemouche feront l’objet de travaux de construction cette année, que ce soit pour réparer le pont comme tel, ou améliorer l’accès à la rivière à l’intention des amateurs de pêche sportive.
Réparation du pont, développement d’un débarcadère et reconfiguration de l’intersection où est située la station-service Ultramar font partie des travaux ou analyses que l’hôtel de ville de Caraquet veut voir en branle cette année.
En réponse aux sollicitations de la municipalité, le ministère des Transports et de l’Infrastructure (MTI) a finalement lancé un appel d’offres pour réparer le garde-fou qui a été endommagé lors d’un accident routier.
Le bris du garde-fou remonte à février 2025, et plusieurs citoyens commençaient à s’impatienter, a indiqué le maire de Caraquet, Bernard Thériault, cette semaine, en entrevue avec le journal.
«Les choses ne sont jamais aussi simples qu’on le pense, a-t-il affirmé pour expliquer les retards. Il fallait un examen pour vérifier si l’intégrité du pont n’avait pas été atteinte.»
Du côté du MTI, Jacob MacDonald, un agent des communications, a confirmé au journal, par écrit, qu’un appel d’offres a été lancé et que «l’achèvement des travaux est prévu pour la fin de l’été».
Débarcadère

À peu de distance de cette infrastructure se trouve encore l’approche d’un ancien pont, qui est aujourd’hui utilisé par les amateurs de pêche sportive, voire des canoéistes et kayakistes.
La municipalité désire entreprendre cette année un projet destiné à améliorer l’aspect du coin et à offrir un meilleur accès à la rivière.
«Il y a deux problèmes, a indiqué le maire de Caraquet. Les gens se plaignent qu’on ne peut plus voir la rivière en raison de la pousse de toutes sortes de mauvaises herbes. C’est de la responsabilité du ministère des Transports parce l’endroit lui appartient.»
En second lieu, se rendre à la rivière n’est pas aisé.
«Depuis un an et demi, on (la Ville) a fait faire un concept de débarcadère pour les gens qui vont à la truite, et un stationnement pour eux. On a un défi avec le ministère de l’Environnement: il faudra s’entendre sur ce qu’on peut couper ou pas, parce qu’on est à moins de 100 mètres de la rivière.»
Ce projet, selon M. Thériault, coûtera environ 200 000$. La moitié de la somme viendra de l’argent versé à Caraquet pour la taxe fédérale sur l’essence. L’autre portion fera l’objet d’un emprunt municipal.
«On a emprunté 200 000$ pour deux projets de débarcadère: un à Saint-Simon, sur le site de l’ancien quai, et celui de Pokemouche», a précisé M. Thériault.
«On veut faciliter l’accès, a-t-il ajouté, parce qu’il y a peut-être un peu de creusage à faire pour enlever de la boue et mettre des plateformes en béton. Ce sera pour rendre la vie plus facile aux gens qui débarquent là.»
Un carrefour giratoire à l’intersection de Pokemouche?


L’intersection de Pokemouche, qui se trouve à 500 mètres, sur la rive nord du pont, voit un trafic constant et nombreux tout au long de la journée. Il est le point de rencontre de la route 113, qui conduit à Inkerman, de la 350, qui va vers Landry et le club de Golf Pokemouche, et de la 11, où la station-service Ultramar tient enseigne.
Caraquet a récemment demandé au MTI d’étudier la configuration du coin afin de le rendre un peu plus sécuritaire.
«Il passe rarement deux mois sans qu’il y ait un accident, soutient M. Thériault. Des fois, ce sont des accidents dangereux. On a rencontré les responsables du ministère des Transports. Il y a des gens qui demandent un carrefour giratoire.»
Mais le relief du terrain pourrait toutefois rendre impossible une telle option, selon certains.
«Il y en a d’autres qui disent que la géographie ne favoriserait pas un carrefour giratoire. Il y a trop de dénivellation avec le pont (de la route 113) qui va vers Shippagan», a repris Bernard Thériault.
Le MTI a cependant confirmé que la question serait étudiée malgré tout.
«Le ministère a bien reçu et répondu à la correspondance de la Ville de Caraquet concernant l’étude de la possibilité d’aménager un rond-point à cet endroit», a écrit Jacob MacDonald, un agent des communications, aux questions de l’Acadie Nouvelle.
«Ce projet potentiel sera examiné par le ministère dans le cadre de ses futures activités de planification des immobilisations», a ajouté le porte-parole gouvernemental.
Crédit: Lien source