Des travaux d’enrochement pour protéger les berges de Dieppe

La province du Nouveau-Brunswick procédera à compter de juin à d’importants travaux d’enrochement le long d’un secteur de la Petitcodiac à Dieppe afin de protéger les berges contre l’érosion.

Un texte de Louis-Philippe Leblanc et Justin Dupuis

Les travaux, évalués à un million de dollars, seront effectués dans le cadre du programme de suivi du projet de démantèlement du pont-jeté de la Petitcodiac.

La circulation du sentier pédestre qui longe la rivière entre le boulevard Wheeler et l’avenue Virginia, sera déviée vers cette dernière artère et la rue Champlain le temps des travaux, qui devraient s’achever en juillet.

Depuis que le projet de restauration de la Petitcodiac a été lancé en 2010 avec l’ouverture permanente des vannes du pont-chaussée et que celui-ci a été remplacé par une nouvelle structure, la rivière Petitcodiac reprend son cours et s’élargit.

La situation n’a pas été sans conséquence sur l’érosion des berges de la Petitcodiac.

Après avoir d’abord refusé que la province procède à l’enrochement des berges de la rivière au centre-ville, la Ville de Moncton s’est résignée en 2022 à le faire sur 210 mètres afin de protéger l’infrastructure du parc du Mascaret.

L’effet de l’érosion est maintenant visible aussi à Dieppe. Des images satellite montrent que, depuis une dizaine d’années, la rivière a érodé plus de 12 mètres de berges dans le secteur où seront effectués les travaux.

La circulation du sentier pédestre qui longe la rivière Petitcodiac entre le boulevard Wheeler et l’avenue Virginia, sera déviée le temps des travaux d’enrochement qui seront effectués cet été à Dieppe. (Photos d’archives) Photo : Radio-Canada/Louis-Philippe LeBlanc

Au cours des derniers mois, la Ville de Dieppe a installé des clôtures pour empêcher les gens de trop s’approcher du bord de l’eau.

D’après un porte-parole du ministère des Transports et des Infrastructures du Nouveau-Brunswick, la digue de Dieppe présentait des signes d’érosion et il a été jugé nécessaire de la réparer afin de protéger le sentier et la zone commerciale situés derrière celle-ci.

Le directeur du service d’ingénierie de la ville de Dieppe, Marc-André Cormier, précise qu’environ 20 000 tonnes de roche seront installées le long de la rivière dans le cadre de ces travaux.

Un peu comme il s’est fait à Riverview et à Moncton ces dernières années depuis l’ouverture des vannes, j’ai consulté les documents publics sur le site de la province pour l’appel d’offres, j’ai pu voir que, selon les plans, il va y avoir de l’enrochement sur une longueur de 350 mètres le long de Petitcodiac qui longe la rue Champlain, explique M. Cormier.

Un homme sourit à la caméra.

Marc-André Cormier est le directeur de l’ingénierie pour la Ville de Dieppe. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Kristina Cormier

D’après l’ingénieur, l’enrochement effectué plus en amont, à Moncton, peut avoir accéléré l’érosion dans le secteur où les travaux auront lieu cet été.

Vu que ça protège le lieu où il y a l’enrochement, les forces peuvent être déplacées. Donc, on voit qu’il y a un secteur de 350 mètres qui va être protégé, mais est-ce que l’érosion va s’accélérer à d’autres endroits? On ne le sait pas encore, ça va prendre de la surveillance continue, prédit-il.

Alors que l’érosion pourrait augmenter en raison de la montée des eaux en lien avec le changement climatique, les instances municipales de la région devront faire preuve de vigilance pour éviter le pire.

On ne pourra jamais contrôler la rivière Petitcodiac en tant que telle, mais il faut s’accommoder, s’adapter, ajoute Marc-André Cormier.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.