L’agent de la CTM, le cerveau à l’origine de la fraude a expliqué le mécanisme qui lui a permis de créer de faux dossiers pour bénéficier de prestations compensatoires destinées aux personnes handicapées.
L’agent en question, une femme âgée de 37 ans reconnaît les faits d’escroquerie. Elle explique qu’après la mise en place d’un premier dossier, elle a été poussée par son compagnon pour en créer d’autres. Ce que réfute ce dernier.
Une prévenue dont on a du mal à percer la personnalité. Une femme qui répond aux questions avec aplomb et qui parfois va lâcher des larmes notamment quand elle explique sa dépendance affective et son addiction à la voyance. Depuis l’âge de 17 ans elle consulte des sites en ligne ce qui lui coûte une petite fortune.
L’agent a tenté de disculper les membres de sa famille. Son frère et sa mère disent qu’ils n’étaient pas au courant.
Complicité d’escroquerie
Son compagnon, professeur de mathématique reconnaît aussi les faits de complicité d’escroquerie et blanchiment. Il a bénéficié de la somme de 780 000 euros envoyée sur trois comptes au nom de sa mère. Une femme qui souffre de la maladie d’Alzheimer.Des sommes utilisées pour un appartement à l’Anse Collat. L’achat d’une Mercedes de 86 000 €. Le couple s’achète des biens de luxes, montres et des voyages à Dubai, Saint-Martin, trois semaines en Italie et d’autres destinations.
Ce compagnon de l’époque (séparé aujourd’hui) a aussi fait de la dégradation de ses relations de couple. Accusé de violences sexuelles par l’agent de la CTM, il nie les faits. Bien qu’il ait été condamné en 2023. Il dit qu’il a été comme un pantin dans cette relation.
Sur les faits de complicité d’escroquerie et de blanchiment il reconnaît les faits. Il explique que c’est sa compagne qui est à l’origine des montages financiers, qu’il a perdu pied et qu’il s’est laissé entraîner.
La CTM est partie civile dans cette affaire. Aucun élu n’est impliqué. La principale prévenue a usurpé la signature de l’élu responsable. Tout au long de l’audience l’avocat de la CTM a mis en lumière des incohérences dans les différentes versions avancées par les prévenus au nombre de cinq. Une collectivité qui continue aujourd’hui de subir les conséquences de cette escroquerie.
L’audience, suspendue sous les coups de 20h, va reprendre le 4 juin.
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